LCA - En voici les inconvénients !

La pétrochimie, comme axe majeur de la valorisation des hydrocarbures

La pétrochimie, comme axe majeur de la valorisation des hydrocarbures

En voici les inconvénients !

Par:  Abderrahmane KADRI

Les volumes raffinés seront, selon Chakib Khelil, déduits évidemment des quantités de brut vendues, ce qui constituera un manque à gagner difficile à compenser.

Le ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, en visite à Médéa, a fait savoir qu’il était temps de «commencer à convertir nos richesses en hydrocarbures» et de «développer davantage l’industrie pétrochimique, qui va constituer un des axes majeurs de la politique de valorisation des hydrocarbures prôné par le gouvernement», et d’ajouter que cette démarche «va contribuer à amortir les effets induits par la chute du prix du baril de pétrole.»

Il est préférable et judicieux, enchaîne Bouarfa, de convertir cette richesse chez nous, au lieu de continuer à subir les fluctuations du marché pétrolier, assurant que cette conversion sera, à moyen terme, l’un des axes stratégiques du secteur de l’énergie.

La démarche du ministre de l’Energie paraît, à première vue, cohérente lorsqu’il affiche une option claire pour le développement du renouvelable par le lancement imminent de l’appel d’offres du mégaprojet solaire photovoltaïque des 4050 MW, un projet qui fait partie du programme des énergies renouvelables actualisé pour installer une puissance d’origine renouvelable de l’ordre de 22 000 MW à l’horizon 2030 destinée au marché national, avec le maintien de l’option de l’exportation comme objectif stratégique, si les conditions du marché le permettent. Une démarche qui va certainement libérer des volumes importants de gaz réorientés vers l’export, et utilisés aujourd’hui dans la consommation interne surtout dans la production de l’électricité.

Pour le docteur Chakib Khelil, la démarche des pouvoirs publics présente trois inconvénients à savoir: le coût élevé des investissements pour la construction de raffineries, ce qui rendra difficile à la partie algérienne de s’engager seule, sans faire appel à l’investissement étranger. Si l’investisseur étranger décide enfin de venir, il sera découragé par la subvention des produits énergétiques qui dope artificiellement les prix et l’empêchant ainsi d’écouler sa production, avec les prix réels, sur le marché interne.

Pour l’export, il existe une concurrence rude sur le marché mondial dont les parts sont détenues, depuis longtemps, par des acteurs majeurs. Les volumes raffinés seront, selon Chakib Khelil, déduits évidemment des quantités de brut vendues, ce qui constituera un manque à gagner difficile à compenser.

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