LCA - L’Afrique en point de mire ?

Industrie du médicament

L’Afrique en point de mire ?

Par:  Réda Hadi

Le marché des médicaments qui est estimé à quelque 3,3 milliards de dollars, reste tout de même assez stable, et ce, en dépit des restrictions budgétaires pour l’importation. Avec une satisfaction de 61% de nos besoins en la matière, l’Afrique représente une opportunité pour des exportations.

Qu’il s’agisse de M. Tounsi, PDG du Groupe pharmaceutique public, ou de M. Messaoud Belambri, président du Syndicat national algérien des pharmaciens d’officines, l’Afrique est un débouché pour des exportations de médicaments. Deux visions qui se rejoignent dans le principe et chacun à sa manière essaie de promouvoir les médicaments algériens. Si le taux de croissance qui est l’un des meilleurs au monde, laisse à penser une telle possibilité, et au-delà de nos probables possibilités de le faire, certains se demandent par quels moyens surtout.

En effet, M. Belambri de son côté observe cependant un ralentissement de cette production, en raison des mesures économiques conjoncturelles qui ont, selon lui, dissuadé certains investisseurs «à accélérer leurs projets». En revanche, le PDG du Groupe Saidal estime quant à lui que les opérateurs pharmaceutiques nationaux sont très ambitieux et que nous avons un excellent maillage pour pouvoir aller à l’exportation, mais il reste le handicap des procédures administratives, notamment avec les banques et la règlementation de changes et le transfert de devises.

Il faut préciser aussi de l’aveu même de M. Tounsi, s’agissant des moyens technologiques pour faire face à la concurrence des leaders mondiaux sur les marchés africains, les opérateurs algériens ne possédaient pas toute la technologie existante. Par ailleurs, l’Algérie, en matière d’exportation de médicaments, est en terre inconnue et pourra-t-elle faire face aux multinationales déjà installées en terre brune ? Les pressions de ces groupes déjà présents en Afrique ne seront pas faciles à briser, et il ne suffit pas d’annoncer une intention pour qu’elle soit satisfaite.

En outre, exporter cela exige une certaine maîtrise de la bureaucratie, ce qui n’est pas encore le cas de l’Algérie, et ceci sans pour autant parler des procédures douanières, et des questions de change des devises. Le marché africain du médicament est estimé selon des spécialistes à un peu moins de 5 milliards de dollars en valeur en 2016. Pour M. Tounsi, les pays du continent doivent se lancer dans une stratégie de coopération et de partenariat entre les opérateurs africains pour atteindre une autosuffisance. La création de l’Agence africaine du médicament aidera sûrement à harmoniser la réglementation entre les pays du continent.

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