LCA - Les islamistes mis en échec

président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), abdelmadjid menasra ph: archive

Retour sur les élections locales

Les islamistes mis en échec

Une fois l’euphorie passée des débuts des années 90, où l’Algérien s’est épris follement des partis islamistes, croyant à un chimérique renouvellement, la désillusion a été grande et s’est traduite sur le terrain par une mise à bas des partis de la mouvance islamique. De nos jours, en plus de s’entredéchirer, ces partis n’arrivent toujours pas à se démarquer de ces vieilles pratiques longtemps reniées par  les Algériens.


Pour des observateurs avertis, cette mouvance a énormément déçu, car ayant eu recours aux même pratiques. Pour d’autres, les islamistes se sont bernés eux-mêmes, car méconnaissant apparemment très peu les pratiques algériennes, et se sont crus être au-dessus du lot, et ont considéré, le mécontentement comme politique, alors que celui-ci était social.

Après les élections du 23 novembre, les islamistes algériens étaient vert pâle. C’est la couleur des islamistes algériens qui ont été les vrais perdants de ces dernières élections locales

Faut-il s’inquiéter d’un tel échec. Assurément non, car d’un côté, cela dénote un tant soi peu de la prise de conscience des électeurs envers cette mouvance, qui, une fois le masque tombé, se sont révélés sous leur vrai jour. Affairistes, combinards et de surcroît avec un programme économique très faible, sans aucune vision d’avenir. Les Algériens se souviennent.

Les islamistes ont fait illusion avec «L’islam est la solution» en Tunisie, en Egypte, au Maroc mais pas en Algérie. La raison ? 200 000 morts, dix ans de guerre et une perte de crédit de leurs leaders. En vingt ans, les islamistes sont passés de statut de victimes, à celui de complices avec le pouvoir qu’ils ont tant décrié : ils sont devenus riches, rentiers, ministres, cadres, représentants…etc.

Du coup, les Algériens ont été nombreux à ne pas voter pour eux. En face du FLN, il n’y avait donc que des islamistes affaiblis et peu crédibles, des laïcs peu implantés dans le monde rural (vaste monde algérien), des micro-partis sans grand soutien et fissurés de l’intérieur. Que pouvaient faire les islamistes face à une machine électorale hyper bien rodée ?

Pays de paradoxes, l’Algérie est un pays où les islamistes ne gagnent pas les élections, où l’on vote pour le parti unique là où les autres arabes le pourchassent chez eux, où on n’aime pas le régime, mais seulement le Président.

Lu 139 fois Dernière modification le lundi, 04 décembre 2017 12:50

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