LCA - Sur 64 gares routières, seules 34 sont rentables

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Azzedine Bouchehida, DG de la Sogral

Sur 64 gares routières, seules 34 sont rentables

Par:  Reda Hadi

La Sogral (Société de gestion des gares routières d’Algérie) gère 64 gares routières à travers l’ensemble du territoire national. La plus importante d’entre elles est la gare  routière du Caroubier d’Alger. Pourtant gérer ce parc de gares, n’est pas chose aisée qu’il ne le paraît, car la Sogral vit de ses propres revenus et ne dispose d’aucune subvention de l’Etat.

Pour le directeur général de cette  entreprise de gestion, Azzedine  Bouchehida, la Sogral éprouve certaines difficultés pour promouvoir le transport des voyageurs et leur donner les meilleures prestations, et assurer le salaire des employés.

Ne disposant que de ses propres revenus, sur l’ensemble du parc de la Sogral composé de 64 gares routières, seules 34 d’entre elles dégagent de bénéfices ou sont rentables. A ce  titre souligne-t-il à la presse, il est très difficile d’établir des prévisions. Pour ce responsable, les gares qui ont été construites depuis 2009 répondent aux normes exigences internationales. A  ce titre, celui-ci a souligné que l’octroi des billets par internet n’est pas le fait de sa société mais bien la conséquence de la réticence de certains transporteurs privés. En effet, le transport des voyageurs est assuré à 90% par de privés. Or ces derniers, par la voix de leurs représentants, ont fait savoir qu’ils ne pouvaient assumer l’investissement nécessaire pour accéder à la délivrance de billets par internet, ce qui, par voie de conséquence, oblige la Sogral à ne pas pouvoir faire appel à ce type de service pour délivrer des billets. Toujours selon ce responsable, des démarches sont actuellement entreprises en commun par la Sogral et des représentants du syndicat des transporteurs, avec la BDL, pour  avoir accès à un prêt pour cet investissement.

Par ailleurs, pour répondre aux exigences des voyageurs, M. Bouchehida, souligne que la Sogral a à cœur d’offrir les meilleures prestations possibles, mais que celles-ci sont dépendantes des revenus des différentes gares. A ce niveau-là, la Sogral met en relief le refus de certains transporteurs privés qui ne daignent pas entrer en gare pour ne pas avoir à reverser des droits d’accès, ce qui affaiblit considérablement la trésorerie des gares concernées.

A ce titre, M Bouchehida a souligné que grâce à une réforme interne et un plan d’action spécifique à l’entreprise, beaucoup de cas litigieux ont été réglés. C’est ce qui a ramené le nombre de gares rentables de 11 à 34 actuellement. Néanmoins, ce chiffre  reste insuffisant, car pour M. Bouchehida, pour chaque gare fermée, ce sont des emplois qui sont menacés, sans parler des retombées économiques pour la commune aussi.

A l’heure actuelle, en dépit des gares déficitaires, aucun emploi n’est pour le moment octroyé, mais cela n’exclut pas que si la situation n’est pas améliorée, on n’en aurait pas recours.

Ce responsable a tenu à souligner que la construction d’une gare routière qui répond aux normes internationales revient chère. A  titre d’exemple, il a cité celle de la wilaya de Blida qui va ouvrir incessamment et dont le coût est de 120 milliards de DA.

S’agissant de l’ouverture de nouvelles infrastructures, M. Bouchehida en a annoncé 17, principalement dans le Grand Sud où le manque en ce genre de fondations est criard.

Lu 117 fois Dernière modification le samedi, 01 juillet 2017 22:31

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