LCA - Un grand dossier et une décision équilibrée

Dernière valorisation des pensions de retraite

Un grand dossier et une décision équilibrée

Par:  Aziz LAMRI

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali, a annoncé, mardi à Alger, une valorisation de 2,5 % des pensions et allocations de retraite au mois de juin en cours sur décision du président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

Cette décision a été prise en faveur des retraités algériens actuellement au nombre de 2,8 millions de personnes. Cette décision n’aura qu’une incidence financière de 20 milliards de dinars pour l’année 2017. Cette valorisation, bien que relativement maigre aux yeux des retraités, a été prise dans un contexte caractérisé d’abord par la situation financière de la Caisse nationale de retraite qui a une dépense annuelle de 1 000 milliards de dinars, un chiffre avancé par le ministre Mourad Zemali en personne..

Depuis l’année 2010, le taux global de la revalorisation des retraites en Algérie a atteint les 60%. En tenant compte de l’année 2017, la dernière décision en faveur des retraités aurait pu étre plus consistante s’il n’y avait pas cette crise financière que traverse l’Algérie depuis pratiquement 3 ans. Cette décision intervient après que le gouvernement a pu mettre un peu d’ordre dans le grand dossier de la retraite. L’année passée, il a été décidé qu’il n’était plus possible de partir à la retraire avant l’âge de 60 ans, sauf pour certains métiers considé- rés comme pénibles.

Lors des années précédentes, il était possible pour un salarié de prendre sa retraite sans condition préalable d’atteindre l’âge de 60 ans, ainsi un salarié pouvait devenir pensionnaire d’une retraite à tel ou tel âge sous condition qu’il ait accompli une période de 32 ans de travail .Durant la fin de l’année 2015 , plus de 246 000 Algériens bénéficiaient de cette retraite sans condition d’âge , cela impliquait que la CNR devait les payer à travers un nombre d’années plus élevés en plus des pertes causées, en termes de compétences , à l’économie nationale.

Le montant de la pension de retraite en Algérie ne peut être inférieur à 75% du salaire national minimum garanti (18 000 dinars par mois depuis le 1er janvier 2012). Il y a exception pour les hauts cadres de l’Etat qui ont une retraite à 100% après 10 ans de décret et beaucoup moins pour les ministres. Selon certaines données, la CNR verse, chaque année, des centaines de milliards de dinars sous forme de pensions dont plus de 50% ont quitté leur emploi avant l’âge de 60 ans.

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