LCA - Des voitures encore plus chères à l’avenir ?

Les licences d’importation ne sont toujours pas délivrées

Des voitures encore plus chères à l’avenir ?

Par:  Aziz LAMRI

Des spécialistes craignent que les prix des véhicules aillent augmenter avec un taux de 20 % dans un temps très proche alors que les licences d’importation des voitures pour l’année 2017, ne sont toujours pas délivrées.

Beaucoup de facteurs sont e train de peser lourd sur le marché de voitures alors que les prix ont déjà augmenté depuis un bon moment. A titre d’exemple, une voiture usée de type «HAIMA 2» peut atteindre les 1 million et 400 mille dinars alors que depuis quelques années, le consommateur pouvait avoir la même voiture neuve avec un prix avoisinant unmillion de dinars.

Ce qui se passe généralement dans le monde des voitures d’occasion suit systématiquement les fluctuations que subit le marché des voitures neuves alors que la situation caractérisant le marché des voitures usées peut s’expliquer par plusieurs éléments y compris celui de la diminution de l’offre par rapport à la demande.

Durant l’année passée 2016, l’Algérie a importé seulement 90 000 de voitures neuves alors que la demande sur le marché algérien atteint actuellement les 300 000 voitures annuellement, indique le Dr Mustapha Zebdi, président de l’Association de protection et d’orientation du consommateur et son environnement (Apoce). L’Etat a procédé à une diminution des importations dans ce domaine dans le cadre d’une politique qui consiste à rationaliser globalement les importations du pays suite à l’effondrement des prix du pétrole à partir de 2014.

Mohamed Baïri l’ex-président de l’association des concessionnaires des voitures et toujours membre de cette structure prévoit , dans des déclarations récentes , que les prix des voitures peuvent augmenter encore de 20 % si la situation actuelle, qui caractérise le marché des voitures, persiste davantage surtout avec ces licences d’importations qui ne sont toujours pas distribuées ainsi que la régression de la monnaie nationale devant les autres monnaies étrangères.

Un autre élément révélateur, dans ce sens est celui de ne pas tenir le salon international de l’automobile 2017 jusqu’à maintenant à Alger alors que les Algériens avaient rendezous chaque année avec cet évènement économique .Pour les raisons qui ont été avancées, il s’agit surtout du fait que les licences d’importation n’ont pas été livrées aux concernés alors que les procédures d’importation des véhicules sont jugées longues et peuvent atteindre les 2 mois.

Cette situation risque d’être un peu plus que compliquée que prévu si on prend en considération la spéculation qui règne actuellement dans un marché à la portée de pénurie alors qu’environ, les deux tiers des besoins du marché algérien n’ont pas été opérés durant l’année précédente 2016.

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