LCA - Les normes exigées ont contribué à la hausse des prix

Au sujet de la baisse des importations de voitures, un spécialiste affirme :

Les normes exigées ont contribué à la hausse des prix

Par:  Aziz LAMRI

L’importation des voitures a connu une baisse en valeur de près de 8% durant les quatre premiers mois de l’année 2017, et ce, avec environ 422 millions de dollars d’importation dans ce domaine.

Comparativement à l’année 2016, le même chiffre faisait état d’environ 456 millions de dollars, selon des données fournies par les services des Douanes. Cette tendance baissière n’a pas arrêté de faire surface depuis que le gouvernement a adopté des mesures visant à réduire les importations dans un sillage qui a pour objectif de faire face à la crise financière depuis l’effondrement des prix du pétrole , il y a environ trois ans de cela. Si ces chiffres indiquent une certaine baisse en valeur financière des importations de voitures dans notre pays, la baisse est encore plus importante sur un plan physique à partir du moment où la réduction a atteint environ 22% du nombre de véhicules en termes de comparaison des deux périodes sus-citées, affirme Mahfoudh Kaoubi , un analyste économique.

Alors que cette situation a généré une hausse des prix dans le marché de voitures dans notre pays, le même expert affirme que cette diminution de l’importation n’est pas la seule raison qui a mené à cette situation de hausse des prix. Mahfoudh Kaoubi a abordé une autre raison liée aux cahiers de charges imposés dans ce créneau. Avant l’année 2016, il n’y avait pas de cahiers de charges pour les importations et les véhicules importés étaient de forme basique mais les choses ont changé après. Les normes, telles celles liés à la sécurité, ont été imposées à travers des cahiers de charges. En conséquence, les prix des véhicules importés ont suivi et les voitures sont devenues plus onéreuses avec une augmentation sensible à hauteur de 25 %. Cette situation va même à l’encontre avec un autre élément lié au rabais de la demande, selon le même spécialiste qui affirme que l’année 2012 a connu l’importation de plus de 600 000 voitures.

Lors de cette conjoncture, la moyenne des prix des voitures pour la classe moyenne était de moins d’un million de dinars. En outre, durant l’année 2013, cette demande pour les voitures a diminué à hauteur de 500 000 voitures alors que le nombre s’est amoindri davantages l’année 2014 à hauteur de 400 000 voitures. La logique des choses veut que la demande oscille entre 120 000 et 150 000 voitures par année. L’étape actuelle est assez normale sur ce plan en dépit de la disponibilité qui existe sur le marché notamment avec l’entrée en vigueur du montage local des véhicules en Algérie , selon le même analyste . Le marché des voitures commence à connaître une certaine régulation puisque les quotas existants sont suffisants pour répondre à la demande, avec deux usines de montage de véhicules opérationnels.

Quant à l’usine du groupe français Peugeot, le même spécialiste prévoit que ce constructeur français aura l’accord du gouvernement algérien pour monter ses voitures dans notre pays, à la fin de l’année en cours 2017 tout en indiquant que le taux d’intégrité pour le montage des véhicules sera faible, néanmoins les prix resteront élevés. Le même spécialiste affirme aussi que la capacité de production d’une usine de véhicules est un élément très révélateur pour pouvoir réduire le coût de la production et réaliser un taux d’intégration important, cette capacité doit étre audessus de 120 000 voitures/ an. En ce qui concerne les usines qui existent actuellement, cette capacité n’est pas encore atteinte, selon Mahfoudh Kaoubi.

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