LCA - Les syndicats ruminent leur colère

Maroc: Les syndicats ruminent leur colère

1er mai au Maroc

Les syndicats ruminent leur colère

C’est un 1er mai «assez spécial» qui attend les syndicats et leurs affiliés. D’abord en raison du retard pris dans la formation du gouvernement et donc les réunions classiques du dialogue social ne pourront pas se tenir.

Aucune mesure sur les dossiers qui tiennent à cœur au centrales syndicales ne risque donc d’être prise vu les délais. Ensuite, les centrales comptent revenir sur «le bilan négatif» du gouvernement Benkirane. Le mandat de l’ancien gouvernement s’est achevé sur des bras de fer avec les centrales syndicales, lesquelles n’ont rien pu décrocher alors que la liste des revendications n’a pas cessé d’augmenter. En parallèle, l’ancien gouvernement a fait passer plusieurs réformes straté- giques sans concertation avec elles. «Au lieu de célébrer les acquis, la fête du travail sera une nouvelle journée de protestation. L’année s’est terminée sans qu’aucun dossier n’avance.

Ni dialogue social, ni augmentations de salaires, ni valorisation du smig…», souligne El Miloudi El Mokharek, secrétaire général de l’UMT. Pour lui, le gouvernement Benkirane avait monté une offensive contre les libertés syndicales. A la CDT, les réunions s’enchaînent et la confédération se pré- pare aussi à «protester ce 1er mai contre le gel du dialogue au cours de ces quatre dernières années ainsi que contre le bilan social désastreux». L’arrivée d’une nouvelle équipe ne semble rien changer au scepticisme affiché par les syndicats. «Cette équipe n’a donné aucun signe qui présage d’un changement de comportement par rapport à l’ancien gouvernement. Le ministère de l’Emploi est resté archaïque avec des attribution traditionnelles», poursuit le patron de l’UMT. De son côté, Abdelkader Zaer, haut responsable à la CDT, souligne que «si des changements sont constatés au niveau de la forme, le fond n’a pas évolué. Cette équipe ne risque pas d’apporter de réels changements.

L’architecture et les conditions dans lesquelles elle a été constituée n’augurent rien de bon». La déclaration gouvernementale, qui inclura certainement des engagements sur le volet social, ne constitue pas pour les syndicats un véritable gage. «Le gouvernement Benkirane s’était engagé sur un ensemble de dispositions dans la déclaration gouvernementale: négociation, consultation des syndicats … mais rien de tout cela n’a été fait», soutient El Mokharek. Et d’ajouter, «nous jugerons sur les actes».

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Le Quotidien Algérien de l’économie et des Finances

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