LCA - Un livre blanc en projet

Coalition marocaine pour l’eau: Un livre blanc en projet

Coalition marocaine pour l’eau

Un livre blanc en projet

A l’instar d’autres pays à travers le monde, le Maroc subit les effets du changement climatique (CC) qui constitue aujourd’hui un défi majeur auquel est confrontée l’humanité. Or, l’eau est une ressource particulièrement vulnérable au CC puisqu’elle est au cœur du développement durable.

Cette ressource est aussi un facteur clé dans la création d’emplois. Aujourd’hui, la promotion d’une gouvernance de l’eau et la valorisation optimale de l’eau mobilisée et des écosystèmes, qui permettent cette gestion, font partie des objectifs de la Coalition marocaine pour l’eau «Coalma». Sa mission est aussi de sensibiliser à l’importance vitale de cette denrée pour le développement en gé- néral et pour la sécurité alimentaire en particulier.

C’est autour de ces questions que la coalition a réuni les professionnels en collaboration avec la CGEM Souss-Massa, mardi dernier (date qui coïncidait avec la Journée mondiale de l’eau) à Agadir, chef-lieu d’une région particulièrement sensible au stress hydrique au regard de sa vocation agricole. «Les projections à l’horizon 2050 montrent l’influence de l’instabilité climatique sur la disponibilité des ressources en eau, sachant que les demandes augmentent et se diversifient», a déclaré Houria Tazi, présidente de Coalma.

«Il est question aujourd’hui de mieux cerner les interpénétrations et de les anticiper en faveur d’une sécurité hydrique dans le cadre d’une gouvernance évolutive et adaptée», a-t-elle ajouté. Pour la Coalma, la nouvelle loi 36-15 sur l’eau nécessite plus d’efficacité et une mise en œuvre des réformes relatives à la valorisation de l’eau pour une meilleure gouvernance des ressources hydriques.

Dans le cas de Souss-Massa, plusieurs alternatives se présentent pour l’optimisation de cette denrée. Notamment, la limitation des superficies agricoles avec généralisation du système d’irrigation goutte- à-goutte, l’installation de barrages, le dessalement d’eau de mer. Et surtout la généralisation de l’utilisation des eaux épurées au niveau du Grand Agadir. Sachant que la station d’épuration L’Mzar traite un volume de près de 53 000 m3 quotidiennement.

Une bonne partie de cette eau sert à l’arrosage des golfs et espaces verts, le reste est déversé en mer. Ce qui est inconcevable vu le stress hydrique ambiant. Pour la direction des régies et des services concédés, le recours à la réutilisation des eaux usées épurées permettrait de faire baisser la pression sur les ressources naturelles.

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Le Quotidien Algérien de l’économie et des Finances

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