LCA - Moscou récuse les accusations de piratage militaire au Danemark

Moscou récuse les accusations de piratage militaire au Danemark

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Moscou récuse les accusations de piratage militaire au Danemark

Des pirates informatiques liés à Moscou se seraient introduits sur les comptes e-mails du ministère danois de la Défense, selon les autorités danoises.

Moscou se défend de tout acte de piratage. Un nouveau pays vient d’entrer dans la cour de plus en plus encombrée des États qui soupçonnent la Russie d’orchestrer des opérations de piratage informatique à leur encontre. Le ministre danois de la Défense, Claus Hjort Frederiksen, a accusé, lundi 24 avril, des pirates informatiques russes à la solde de Moscou d’avoir pénétré les systèmes de sécurité informatiques du ministère.

«Nous assistons à une attitude très agressive de la Russie», a déploré le ministre, avant d’ajouter que «les courriels piratés ne contiennent pas de secrets militaires, mais c’est évidemment grave». Il rebondissait sur un rapport publié la veille par les autorités danoises, qui conclut que des hackers proKremlin se sont introduits dans les messageries électroniques de plusieurs fonctionnaires du ministère de la Défense pendant deux ans.

De nouveau APT 28 Le Danemark a même explicitement mis en cause le groupe APT 28, aussi appelé Fancy Bear («Ours chic»). Ces hackers russes sont aussi soupçonnés par Washington d’avoir participé au piratage des serveurs du parti démocrate américain durant la dernière campagne électorale. APT 28 est, en fait, une vieille connaissance des milieux de la sécurité informatique. Le groupe est un spécialiste du cyberespionnage, d’après la firme américaine FireEye, qui affirme qu’APT 28 s’en est déjà pris aux gouvernements géorgien, hongrois, polonais, de divers pays baltes, ou encore à des députés du Bundestag.

Des accusations qui ont été rejetées en bloc par Moscou. «L’État russe ne lance pas d’attaque informatique», a assuré le porte-parole du Kremlin, Dimitri Peskov. C’est la même ligne de défense utilisée par la Russie à chaque nouvelle accusation, ces derniers mois. Et elles sont nombreuses. Des médias italiens ont cru voir la main russe derrière une «opération de propagande» lors du référendum constitutionnel de décembre 2016. Au Royaume-Uni, certains ont accusé Moscou d’avoir fait preuve de cyberactivisme pour tenter d’influencer la campagne pour le Brexit. Même en France, lors de l’élection présidentielle, le mouvement En Marche d’Emmanuel Macron a cru avoir été la victime du piratage «made in Russia».

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