LCA - Appels à encourager la relève et la transformation des produits agricoles

Salon de l’agriculture d’Ath Yenni

Appels à encourager la relève et la transformation des produits agricoles

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Le Salon de l’agriculture de montagne, organisé ce week-end à Ath Yenni (35 km au sud-est de TiziOuzou), s’est fixé comme objectif l’encouragement de la relève et la transformation des produits agricoles, ont annoncé vendredi les organisateurs.

L’agriculture de montagne, qui permettait aux familles d’Ath Yenni de vivre en autosuffisance, a été marginalisée et délaissée par les jeunes qui lui préfèrent d’autres secteurs d’activité notamment les services», a indiqué à l’APS, Smaïl Deghoul, président de l’Assemblée populaire communale (APC) de cette localité, perchée à près de 900 m d’altitude.

«Nous voulons inciter les jeunes à s’intéresser à ce créneau en les informant des différents dispositifs mis en place par l’Etat pour encourager et promouvoir le secteur agricole», a-t-il souligné, mettant l’accent sur «la né- cessité d’aller vers la transformation afin de donner aux produits agricoles une valeur ajoutée et permettre ainsi aux familles qui pratiquent cette activité d’augmenter leurs rentrées d’argent».

Interrogé sur ce problème de relève, des agriculteurs, rencontrés à l’occasion de ce salon, ont expliqué cette situation par, notamment la décennie noire durant laquelle les familles n’allaient pas dans leurs champs situés en forêts ainsi que par l’absence d’accès vers les champs, qui faute de pistes agricoles sont enclavés.

L’agriculteur (arboriculteur et maraîcher), Abdelmoumene Rabah, du village Ath Larbaâ, a ainsi souligné que l’ouverture de pistes agricoles permettrait de relancer cette activité, qui représente pour lui une passion qu’il continue à exercer malgré les changements climatiques, qui, au lieu de le décourager, le poussent à constamment s’adapter.

Pour sa part, le doyen des agriculteurs, Abdelkader Amhis, âgé de 86 ans et encore en activité, raconte qu’il s’est lancé dans cette activité à l’âge de 21 ans comme laboureur avec des boeufs lui appartenant. Il se souvient que beaucoup de familles d’Ath Yenni vivaient de l’agriculture, notamment de la vente d’huile d’olive et de la cerise.

M. Amhis a déploré l’état d’abandon de ces champs alors que, pour lui, c’est de nos jours que l’agriculture est plus facile à pratiquer avec la mécanisation, appelant à l’ouverture de pistes et l’entretien de celles déjà existantes. Le doyen des agriculteurs a conclu fièrement : «durant cette saison, j’ai greffé 23 merisiers, dont 17 ont pris, et 26 oléastres, qui ont tous pris. Et avec l’aide de ma femme, j’ai produit 300 litres d’huile d’olive».

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