LCA - Pourquoi a-t-on toujours envie de manger ?

Pourquoi a-t-on toujours envie de manger ?

Des hormones peuvent avoir des conséquences

Pourquoi a-t-on toujours envie de manger ?

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C’est tout bête, mais quand on a faim en milieu de matinée ou d’après-midi, cela peut tout simplement venir d’un repas insuffisant.

Certaines personnes, sur la base d’idées reçues, croient que les «féculents font grossir». Dans le but de perdre du poids, elles se contentent alors de petites salades pas assez rassasiantes », note Ariane Grumbach, diététicienne. Résultat, la faim revient à peine deux heures plus tard. D’autres sautent le petit déjeuner, et grignotent dans la matinée.

Du coup, elles mangent peu à midi et ont faim dans l’après-midi... Bref, avant de chercher trop loin les raisons de petits creux récurrents, il faut vérifier si on fait bien trois repas par jour, si possible à heure régulière, quand on a faim bien sûr, et en mangeant équilibré : avec beaucoup de légumes, mais aussi un peu de féculents (pain complet, pâtes al dente, lentilles...), dont les fibres et les glucides complexes favorisent la satiété.

Outre la leptine et la ghréline, impliquées directement dans la régulation de l’appétit, il existe d’autres hormones qui peuvent avoir des conséquences sur la faim. « Le syndrome prémenstruel, avec ses variations d’œstrogènes et de progestérone, entraîne de la fatigue, de l’irritabilité et des fringales », note le Dr Jean-Philippe Zermati, nutritionniste. On reconnaît facilement cette « faim » puisqu’elle est cyclique.

Il est moins facile de détecter un déséquilibre des hormones thyroïdiennes : « L’hyperthyroïdie augmente la faim (mais elle ne fait pas grossir!), tandis que l’hypothyroïdie baisse le métabolisme et favorise la prise de poids », explique le médecin. En cas de doute, il faut consulter un endocrinologue pour faire le point. À noter aussi que le stress augmente la sécrétion de cortisol.

Lorsqu’elle est en excès, cette hormone favorise le stockage des graisses, la fonte musculaire et la résistance à l’insuline (et donc un déséquilibre de la glycémie). Ainsi qu’une inflammation chronique, qui peut exposer à de nombreuses pathologies. on abuse des sucreries Pain blanc, céréales soufflées, frites et purée, biscuits sucrés et salés, glaces, sodas... Tous ces produits du quotidien regorgent de sucres dits « simples ».

Ceux-ci, vite absorbés, provoquent une sécrétion importante d’insuline, l’hormone qui fait passer les sucres de la circulation sanguine aux cellules qui vont les utiliser ou les stocker (en cas d’excès) sous forme de graisse! La baisse rapide de la glycémie (taux de sucre sanguin) déclenche un signal d’alerte dans le cerveau : « il n’y a plus de sucre disponible ». Ce message provoque une sensation de faim et une appétence pour les produits sucrés. C’est le cercle vicieux. Donc on fait le point sur le contenu de nos placards : les produits transformés sont pratiques mais regorgent de sucres simples.

Le contraire des produits bruts, comme les fruits et les légumes crus, les céréales complètes ou les légumes secs, à cuisiner le plus naturellement possible. on se restreint sans cesse Abondance de produits dans les grandes surfaces, odeurs de la boulangerie, publicités alimentaires dans les rues et les magazines... Nos sens sont sans cesse sollicités. Pour perdre du poids, beaucoup de personnes essaient de manger moins et de supprimer certains aliments jugés trop caloriques.

Une attitude pas facile à tenir dans notre société de consommation... Cela fonctionne un moment, jusqu’à ce que l’envie de manger l’emporte. Elles finissent par craquer en mangeant de grosses quantités d’aliments « interdits » en peu de temps. C’est ce qu’on appelle l’hyperphagie. Plus il y a de restrictions, plus on risque de perdre le contrôle.

Par la suite, les personnes culpabilisent, se restreignent encore plus et développent un mal-être favorisant les troubles du comportement alimentaire. Selon le Dr Zermati, « la lutte contre les envies de manger émotionnelles et les comportements compulsifs qui en découlent sont les principales raisons des problèmes de surpoids et d’obésité que l’on observe aujourd’hui à grande échelle ».

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Le Quotidien Algérien de l’économie et des Finances

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