Le FMI confirme les difficultés que rencontre l’Algérie
10 Avr 2019
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Ralentissement économique et augmentation de l’inflation et du chômage

Le FMI confirme les difficultés que rencontre l’Algérie

Par:  Abdelkader Mechdal
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Tant que la croissance économique affiche des taux relativement faibles, la masse monétaire en excédent sur le marché dû à la planche à billets, ne fera qu’alimenter l’inflation, et ce, jusqu’à ce que l’assainissement fasse son effet, c'est-à-dire relever la production réelle en facilitant l’investissement. Ce travail, doit se faire dans l’immédiat et sans attente, pour pouvoir revenir à la normale à moyen terme.


Abdelkader Mechdal

Economiste

Au tour du Fonds monétaire international (FMI), de revoir ses calculs par rapport à la situation économique de l’Algérie, qui prévoit un ralentissement économique d’un niveau de 4 points, pour situer le taux de croissance de l’année en cours 2019 à 2,3%. Cette révision des performances économiques du pays à la baisse, depuis le dernier calcul élaboré en octobre 2018, démontre  le poids des inquiétudes, qui règne sur le pays en ce temps de transition politique.

D’ailleurs, la révision à la baisse des chiffres de l’économie touche aussi, comme c’était le cas pour la Banque mondiale, les résultats de l’année passée pour établir la croissance à 2,1% au lieu de 2,5% prévu avant la fin de l’année, et à partir de là, la tendance régressive se confirme et s’alimente davantage de la situation d’incertitude, ce qui porte en haut la responsabilité d’intervention des pouvoirs publics pour rétablir la situation en faveur d’une reprise de l’économie nationale.

Ce qui est très sensible dans la question, est d’attendre l’enregistrement d’une baisse du pouvoir d’achat des citoyens, vu l’augmentation attendue de l’inflation  les trois années à venir, puisque l’institution monétaire internationale table sur des taux s’approchant du niveau de deux chiffres, de 5,6% en 2019 et 6,7% pour l’année d’après 2020, après celui de 4,3% de 2018, ce qui confirme les effets négatifs de la conjoncture sur le niveau de vie.

Ce dernier élément, qui va être touché aussi par ce niveau de chômage galopant, qui s’est confirmé en 2018 à 11,7%, pour atteindre les 12,6% en 2019 avant de s’établir à 13,7% en 2020, en augmentation annuelle net, ce qui alourdit la tâche pour les décideurs de la nouvelle ère, en matière de création d’emploi.

En tout état de cause, l’économie nationale aura besoin de définir en premier, les choix publics en faveur de l’investissement, ce qui mène à l’importance d’établir une feuille de route politique de sortie de crise, et libérer à partir de là, l’action économique. Cette dernière qui ne pourra donner les résultats escomptés, en matière de la relance, qu’en exécutant des réformes structurelles, permettant de retrouver l’équilibre budgétaire et le retour à l’investissement, seul garant de la prise en charge effective du besoin à une croissance forte et une création conséquente des postes d’emploi.

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