Il développe les mêmes reflexes stériles que ses prédécesseurs

L’exécutif manque d’idées innovatrices pour dynamiser l’économie

Par:  Abdelkader Mechdal
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Il n’y a pas plus de faiblesse dans la gestion des affaires économiques de l’Etat, que d’insister sur des méthodes révolues, qui font que les décisions publiques sont le fait de l’administratif-bureaucratique, faisant barrage aux initiatives dans les domaines de l’investissement et de la production, empêchant ainsi la diversification de l’économie nationale, tant décriée officiellement.


Donc, pour le gouvernement en place, la situation économique du pays est maîtrisée grâce à trois grands facteurs. Nous avons au premier lieu, le paiement de la dette externe dans sa totalité, ce qui permet «de jouir de la réserve de change» existante, pour couvrir les besoins en approvisionnement de l’étranger. Au deuxième lieu, il y a ce que l’exécutif appelle «la rationalisation» des importations, par le biais, bien sûr, des interdictions et de la taxation des produits importés. Le troisième élément n’est que cette constante qui est le prix du baril de pétrole, sur quoi on fait dans la prévision optimiste pour l’année en cours 2019, voulant atteindre le même niveau de l’année passée, c'est-à-dire au dessus des 70 dollars US le baril.

Contrairement à ce qu’avance l’exécutif, représenté par son porte-parole, que l’économie est en passe de se diversifier, en créant de nouveaux revenus hors  hydrocarbures, cela ne peut être vérifié dans la réalité, puisque le record de 2,6 milliards de dollars US des exportations, enregistré l’année passée 2018, reste insignifiant devant des besoins d’importation du niveau de 40 milliards de dollars US, c'est-à-dire avec un niveau de couverture très faible, ne dépassant pas les 6,5% seulement. En fait, tout ce que fait le gouvernement, est de dépenser ce qui reste de la réserve de change qui diminue d’une année à l’autre, vu le rythme annuel de son utilisation, et les 72 milliards de dollars US restants de la réserve, ne couvriront  que moins de deux ans d’importations. Le résultat attendu est la disparition pure et simple de cette réserve, pour rejoindre le sort qu’a connu le fonds de régulation des dépenses.

Pour la gestion des importations, c’est vrai que le travail de régulation observé par le ministère du Commerce oriente de plus en plus la dépense vers un meilleur approvisionnement de l’économie, mais les résultats en termes de rationalisation des importations, sont loin d’être atteints, tant que les fuites dues à la fraude dans les déclarations de certains importateurs ne trouvent pas de dissuasion de la part des autorités. Et à partir d’un niveau élevé de la dépense publique jamais égalé auparavant, reste que de s’appuyer sur l’évolution du prix du baril de pétrole, pour construire l’équilibre de l’économie, n’est que la preuve d’une démarche gouvernementale à haut risque, puisque toute chute des cours sur les marchés mondiaux entraînerait inévitablement, la chute de toute l’économie nationale.

La démarche administrative dans la gestion des intérêts économiques du pays, de la part du gouvernement, a prouvé ses limites, et démontre du manque flagrant d’idées innovatrices, quant à la création des conditions d’une dynamique dans le monde des affaires et permettre à l’économie de reprendre ses souffles. Le gouvernement actuel, en fait, ne fait que reproduire les mêmes reflexes stériles de ses prédécesseurs, ces reflexes qui doivent disparaître dans l’avenir très proche de l’économie et du pays.

Abdelkader Mechdal

Economiste

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