Conférence nationale de concertation initiée par M. Bensalah

Des refus en cascade sont enregistrés

Par:  Naama Abbas
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La conférence nationale  proposée par le chef de l’Etat, M. Bensalah, en vue de discuter de la situation politique dans le pays et des moyens à même de garantir la transparence des futures élections présidentielles prévues pour le 4 juillet prochain, ne semble pas faire l’unanimité, bien au contraire, elle enregistre de nombreuses défections de la part des partis politiques ou des personnalités nationales invitées par la Présidence de la République.
Par Naama Abbas
Le constat est là. Le parti de Benflis a décliné l’invitation en soulignant que ces concertations sont inopportunes et hors sujet de l’heure et ne manqueront pas d’être perçues par notre peuple comme une provocation visant à éluder les réponses à ses justes revendications. M. Benflis termine sa lettre en écrivant, «je ne participerai pas à ces consultations et comme citoyen, je partage pleinement les revendications de notre peuple». Même son de cloche chez  Abderrazak Makri qui a été le premier parti politique à avoir rejeté l’invitation de la Présidence en expliquant sur sa page Facebook que pour le MSP, cette invitation est une atteinte à la volonté populaire et est à même d’aggraver la situation appelant toutes les forces politiques et civiles à boycotter cette initiative. Le parti du Front national algérien, de Djabballah, a, à son tour, décliné l’invitation de la Présidence de la République, expliquant que son parti refuse de discuter avec une personnalité rejetée par le peuple et dont le départ est réclamé par des millions d’Algériens. Moussa Touati, le président du FNA, a aussi décliné l’invitation de la Présidence de la République, considérant que son parti estime que cette  concertation est une réflexion sans objet tant qu’une solution n’est pas trouvée pour répondre aux revendications du Hirak. Il annonce aussi le retrait de tous les élus de son parti des Assemblées élues. Le PNSD a estimé, pour sa part, que cette invitation à la concertation n’avait pas de légitimité populaire et qu’il avait choisi de respecter et d’adhérer pleinement aux revendications du peuple. Ahmed  Benbitour, ancien chef du gouvernement, a déclaré pour sa part qu’il n’avait pas reçu d’invitation de la part de M. Bensalah, précisant que c’était prématuré,  précisant qu’il fallait attendre ce que les jours à venir réservent. La secrétaire du parti des travailleurs a également annoncé sa non participation aux consultations initiées par la Présidence de la République. Le parti des forces socialistes, le plus vieux parti de l’opposition  n’a pas encore rendue publique sa décision, occupé sans doute par la crise interne qui secoue ce parti politique et qui a vu son siège attaqué et saccagé par des inconnus. Face à cette déferlante de refus, il y a lieu de se demander sur l’issue de cette conférence de concertation à laquelle le chef de l’Etat appelle, et que sera le sort de cette élection présidentielle prévue pour le 4 juillet dont la liste de 24 prétendants, tous des indépendants pas très connus sur la scène politique, ont déjà retiré leur formulaire de participation. Le wait and see est apparemment de rigueur. 
Dernière modification le dimanche, 21 avril 2019 20:36

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