En position énergétique très confortable

L'Algérie devant le défi de préserver sa position méditerranéenne

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Les nouvelles opportunités ouvertes en Algérie pour le développement des hydrocarbures se basent sur un énorme potentiel exploitable, de différentes sources. En plus des gisements connus, qui sont en situation mature, il y a lieu de citer les réserves importantes prouvées du pétrole et gaz de schiste, en plus de celles en offshore qui n'ont pas encore été évaluées, ce qui met le pays dans une position confortable, quant à son avenir énergétique.
La plus grande contrainte, que rencontre le développement des réserves liées au schiste, a une relation avec le manque de confiance en les politiques mises en œuvre par les autorités, surtout dans le volet protection de l'environnement, ce qui a suscité un refus catégorique de la part des populations vivant dans les régions abritant les réserves. La même contrainte est en train de se dessiner pour la partie maritime de la production de pétrole et du gaz, que voulait entamer la compagnie nationale Sonatrach, suite aux recherches effectuées au large de la Méditerranée des côtes de Skikda et Béjaïa.
En réalité, l'Algérie a besoin d'exploiter les nouveaux gisements, dans le but de préserver sa part de marché, mais pas seulement, puisqu'elle doit faire aussi face à la demande interne qui ne cesse d'augmenter, soit en consommation domestique ou industrielle. Cette augmentation compromet en fait la possibilité de maintien sur les marchés externes, des exportations réduites les dernières années sous l'effet de facteurs techniques, liés eux-aussi aux difficultés rencontrées de la part de la compagnie nationale, en matière de maintenance et d'investissement.
L'exploitation des nouvelles sources de pétrole et de gaz, soit le schiste ou celui en offshore, ont besoin d'une intervention au même temps en investissement capitalistique, vu la difficulté du procès dans des zones très sensibles, et encore en termes de volume de production, pour atteindre les seuils permettant la rentabilisation des champs. La technicité liée à ce genre de chantiers suppose une intervention directe étrangère, représentée par les grandes multinationales, à leurs têtes les américaines et françaises, ce qui constitue un problème composé, en relation avec les agissements qui ont accompagné le travail de ces grandes sociétés à l'échelle internationale.
D'une part, le développement de la technologie y afférant, est entre les mains de ces compagnies, qui travaillent dans le cadre de stratégies propres à elles, se passant des intérêts des pays ou elles investissent. D'une autre part, elles proposent des solutions en relation avec la préservation de l'environnement, mais sans une réelle garantie, puisque le facteur risque, accompagne en permanence leurs travaux, comme c'était le cas au Golfe du Mexique où les dégâts n'étaient pas du niveau à maîtriser, dans un pays comme l'Algérie.
Ceci dit, la région méditerranéenne a connu une explosion réelle de l'activité d'exploration de pétrole et de gaz, ce qui a permis l'émergence de nouveaux pays producteurs et éventuellement exportateurs, à l'instar d'Israël qui est en phase de réalisation d'un pipe le reliant à l'Italie et au sud de l'Europe. Justement, en parlant de ces pays consommateurs du Sud de l'Europe qui constituent le marché habituel de l'Algérie, ce qui veut dire une perte sûre de parts de marchés pour Sonatrach. 
En fait, l'arrivée de nouveaux concurrents sur le marché, est un défi majeur à relever, ce qui oblige les décideurs de la nouvelle ère en Algérie, de mettre en œuvre une stratégie de préservation des intérêts du pays, en exploitant sa position de force en matière énergétique, qui la met en 3e position mondiale, rien que pour ses réserves de pétrole et de gaz de schiste.  
Abdelkader Mechdal
  Economiste  
LCA

Le Quotidien Algérien de l’économie et des Finances

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