Croissance économique

La situation de blocage confirmée par l'ONS

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La situation de blocage, que connaît la croissance économique en Algérie, vient d'être confirmée par l'Office national des statistiques (ONS), confirmant ainsi les bilans rendus publics par les institutions financières internationales, avec un point de situation d'une performance plus mauvaise que celle établie par ces dernières.


Par Abdelkader Mechdal Economiste  

Pour la structure de la croissance enregistrée en 2018, nous constatons toujours cet effet négatif exercé par le secteur des hydrocarbures, qui tire la croissance vers le bas, vu la situation de stagnation qu'il connaît, se reflétant sur la croissance globale de l'économie qui n'a pas dépassé, selon l'ONS, le taux de 1,5% en évolution de 0,1% par rapport à l'année précédente 2017.

Cet état de fait ne sort pas de la logique selon laquelle la gestion peu performante des capacités de production en hydrocarbures, qui fait que Sonatrach se retrouve pratiquement seule sur le terrain des explorations, puisque sur les 101 points d'explorations réalisées en 2018, 100 reviennent à la compagnie nationale, qui rencontre en parallèle des contraintes pour maintenir ses capacités de production, en relation avec les difficultés techniques et en investissement, qu'elle rencontre.

En ce qui concerne la structure de la croissance hors hydrocarbures, elle se maintient comme d'habitude en-dessus de la croissance générale, avec un taux de 3,5%, en augmentation nette de 1,2% par rapport à l'année précédente 2017. Mais cette situation ne reflète en aucun cas, les capacités à mettre en œuvre pour faire face à l'évolution de la demande interne, et aux besoins en termes de création d'emplois.

D'une part, nous avons les difficultés que rencontrent les investisseurs dans la réalisation de leurs projets, en relation avec un environnement hostile et d'une lourdeur bureaucratique avérée. Et de l'autre part, le chiffre reste depuis des années, loin des aspirations pour permettre une création d'emploi conséquente, et réduire le taux de chômage, qui augmente d'une façon continue. Un taux de croissance approchant les deux chiffres est à lui seul de renverser la tendance de l'évolution de l'économie nationale.

Le secteur le plus dynamique hors hydrocarbures reste le secteur de l'agriculture et de la pêche, avec une performance de +6%, suivi par les services marchands fournis aux ménages et aux entreprises, ce qui permet une meilleure couverture de la demande interne, en transport, communication, commerce, et l'hôtellerie-restauration. Cette croissance a été aussi tirée par le secteur du bâtiment, travaux publics et hydraulique (BTPH), ainsi que par l'industrie.

Ceci dit, l'évolution du produit intérieur brut (PIB), a pris une meilleure accélération à la fin de l'année 2018, puisqu'elle a enregistré un taux de 2,6% au dernier trimestre contre 0,4% à la même période de 2017, en suivant une meilleure performance de l'activité économique de plusieurs secteurs hors hydrocarbures, à leur tête le BTPH avec un taux considérable de 8,6% contre 5,6% qu'il a connu au dernier quart de l'année 2017. Et pour les services marchands, ils ont connu un taux de 5,9% au dernier trimestre de l'année gagnant ainsi 1,9% de croissance en comparaison avec la même période de l'année d'avant (2017).  

Dernière modification le mardi, 23 avril 2019 21:51
LCA

Le Quotidien Algérien de l’économie et des Finances

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