Il suffirait d’une ouverture équitable du marché

Une croissance économique forte est possible en Algérie

Par:  Abdelkader Mechdal
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Tant que la croissance économique en Algérie reste faible (ne dépassant pas les 2% actuellement), le problème de chômage va s’accentuer à court terme, surtout chez les jeunes qui rencontrent de grandes difficultés à intégrer le monde du travail, ce qui pose l’urgence d’établir une feuille de route pour une nouvelle réforme structurelle permettant une accélération économique avec des objectifs de consolidation.


Par Abdelkader Mechdal Economiste  

Le plus grand travail, qui attend les autorités du pays, est de libérer la machine économique pour mieux prendre en charge les besoins de la population, en particulier l’absorption du chômage et aller vers une diversification de l’économie. L’Algérie, selon les estimations de la Banque mondiale, exprimées par son économiste en chef pour la région Moyen-Orient  Afrique du Nord (Mena), aura besoin d’une croissance allant à 7% pour créer le nombre d’emplois permettant de réduire le chômage.

Mais les potentialités, que recèle l’économie algérienne, sont à un niveau qui peut permettre une croissance forte et durable, ce qui mène à faire la différence entre les actions à prendre à court terme, de celles de moyen et long termes. Pour l’immédiat, il s’agit de sortir de la situation d’attente qui caractérise la transition politique que connaît le pays. Le risque lié à la donne politique fait monter l’incertitude quant à l’aboutissement des développements vécus, et pousse les opérateurs à minimiser leurs engagements, ce qui fait perdre à l’économie des points si précieux en croissance. Le retour à la stabilité institutionnelle devient ainsi indispensable, et plus elle se fait dans un temps proche, plus les résultats seront probants en matière économique.

Pour le long terme, on s’accorde à dire, qu’il faut un retour à une rigueur budgétaire, qui voudra dire adopter une action en faveur de minimiser le déficit public, d’une part, et de stabiliser les taux d’imposition sur les activités, ce qui permettrait une meilleure visibilité pour les opérateurs, surtout étrangers, dans une optique encourageant l’attractivité vis-à-vis des investissements directs étrangers.

Là, le responsable de la Banque mondiale ne s’éloigne pas des directives prônées par les institutions financières internationales, à savoir, l’encouragement de la concurrence, la dissuasion des pratiques monopolistiques dans les deux secteurs juridiques, public et privé, libérer les transactions sur le marché et permettre l’entrée en activité à des opérateurs sans distinction.

Mais aussi, mettre un terme au modèle tout public quand il s’agit de financement de l’Etat, au profit du secteur lui appartenant, qui ne fait qu’alimenter les déséquilibres financiers, aggravés par cette nouvelle intervention par le biais de la planche à billetS, qui ne fait qu’accentuer les vulnérabilités de l’économie nationale.

La solution reste liée à la facilitation d’accès au marché en faveur des opérateurs, avec l’encouragement des investissements dans les domaines de l’innovation et du numérique en particulier, ce qui va non seulement permettre d’avoir une nouvelle assise d’une économie plus performante, mais aussi qui ouvrira d’une manière plus efficace, les possibilités d’insertion conséquente des jeunes diplômés arrivant sur le marché du travail, leur nombre avoisinant les 3 millions d’ici l’année 2020.

Dernière modification le vendredi, 10 mai 2019 18:01

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