De grands projets en souffrance à cause de la conjoncture

L'incertitude plane sur l'investissement étranger en Algérie

Par: 
Lu 375 fois

C'est vrai que l'apport politique est important dans l'édification des relations d'affaires avec les grands pôles économiques au monde, mais reste que l'attractivité de l'économie nationale est l'affaire des pouvoirs publics algériens, pour aller vers un système souple et transparent, et ce qui alourdit leur tâche, c'est que les partenaires étrangers les plus dynamiques observent de loin la situation politique du pays qui vit une transition accompagnée par une incertitude quant à son aboutissement.


Par Abdelkader Mechdal Economiste

Il paraît que le nouveau report du lancement du grand projet structurant algéro-chinois d'exploitation du phosphate à l'est du pays a poussé les autorités publiques par le biais du ministre des Finances Mohamed Loukal, à intervenir auprès de l'ambassadeur chinois, et insister sur l'apport attendu des investissements chinois pour la diversification de l'économie nationale. Là, le diplomate chinois a rassuré la partie algérienne certes, quant à l'engagement de son pays dans la préservation de sa position privilégiée, comme premier partenaire de l'Algérie, mais la conjoncture politique difficile que connaît le pays, a développé une certaine réticence chez les partenaires étrangers les plus attachés au marché algérien.

C'est en fait, toute la problématique liée aux effets négatifs en relation avec la situation de la transition politique que connaît l'Algérie, qui fait que l'état d'incertitude pousse nos partenaires étrangers à bouder le pays, et préférer plutôt la position d'observateur du développement de la situation, dans un pays clé de l'Afrique du Nord. Et là, de très grandes opportunités sont ouvertes dans les relations algéro-chinoises, surtout dans le cadre du projet planétaire chinois connu sous «Ceinture et la Route de la soie» qui engage les entreprises chinoises dans le commerce et l'investissement direct avec près de 90 pays à travers le monde.

La particularité, dans cette intervention chinoise, est qu'elle alloue quelque 1 000 milliards de dollars US à ce grand projet, mais le plus attrayant est que les banques chinoises sont prêtes à accompagner le financement à 80% et le reste aura trait à des aides publiques au profit surtout des pays en manque de ressources. C'est le même scénario qui est attendu pour le financement du mégaprojet du phosphate à réaliser dans l'Est algérien, puisqu'il constitue l'un des projets dont va bénéficier l'Algérie dans le cadre de «Ceinture et la Route de la soie», avec un investissement global de 6 milliards de dollars US, qui sera pris en charge par un financement bancaire chinois de l'ordre de 4.8 milliards de dollars US, et ses infrastructures vont toucher plusieurs wilayas de l'est, ce qui créerait une dynamique de production et de création d'emplois, mais pas seulement, tant que la production nouvelle sera destinée essentiellement à l'exportation.

Ce genre de projet restera en souffrance, et fera perdre à l'Algérie de nouveaux investissements si précieux pour construire la diversification économique, tant attendue, et ce, sans compter la lourdeur et la bureaucratie qui ont joué jusque-là un rôle décisif dans la dissuasion quant à la réalisation de très grands projets en partenariat, qui auraient pu booster l'économie hors hydrocarbures.

LCA

Le Quotidien Algérien de l’économie et des Finances

A LIRE AUSSI..

L’été des cadeaux chez Brandt Mobile

Grande tombola estivale

L’été des cadeaux chez Brandt Mobile

«Nous voulons un dialogue global et responsable»

Abdallah Saad Djaballah au forum d’«El Wassat» 

«Nous voulons un dialogue global et responsable»