Des gains significatifs pour les producteurs dont l'Algérie
20 Mai 2019
Partager

Respect des quotas par les pays Opep+

Des gains significatifs pour les producteurs dont l'Algérie

Par:  r Abdelkader Mechdal
Lu 315 fois

C'est vrai que la stabilisation des marchés pétroliers comme objectif a été le fruit de l'accord des producteurs sur la maîtrise des quotas, surtout en respectant la décision de retrait de l'équivalent de 1.2 million barils/jour, mais reste que le problème, qui traque les pays producteurs, est celui de l'investissement, sachant que le volet technique est lié à l'engagement des grandes firmes pétrolières internationales.


Par Abdelkader Mechdal Economiste

Le bilan rendu public par les pays producteurs membres de l'Opep et hors cette Organisation (Opep+), insiste sur le fait que l'approvisionnement des marchés a été assuré sans manquement aux besoins des pays consommateurs, ce qui a permis la stabilité enregistrée, et ce, en dépit des difficultés que connaissent plusieurs pays producteurs, comme la Libye, le Venezuela et l'Iran. Ces deux derniers pays qui affrontent des sanctions américaines sévères.

En défendant la démarche des pays producteurs, l'Opep maintient une position ferme, surtout après la constatation de la réunion de monitoring du dimanche en Arabie Saoudite, que l'équilibre des marchés est pratiquement atteint, et que l'adhésion des pays producteurs au respect des quotas a permis une reprise des souffles après le choc pris en fin d'année 2018.

Le rééquilibrage des marchés a eu comme résultat, l'assainissement des prix dans le sens de refléter la réalité de l'offre et de la demande, ce qui a permis une valorisation de l'ordre de 30%, permettant ainsi aux pays producteurs de reprendre les investissements de renouvellement et de maintenance. Cet acte est primordial dans la prévision de faire face à la demande futur, c'est à dire maintenir les capacités de production intactes, dans le souci de couvrir les besoins qui seront exprimés par les pays consommateurs.

En tous les cas, les pays producteurs, dont l'Arabie Saoudite comme l'Algérie, ont besoin de stabiliser les prix à un niveau relativement élevé, pour faire face non seulement au déficit budgétaire et aux besoins de financement de leur dépense publique, mais aussi pour assurer un niveau de production de pétrole qui pourrait les aider à assurer un certain niveau de revenus, qui puisse les aider à sortir de la situation d'attente quant à l'aboutissement de projets importants à réaliser dans leurs pays, le temps de sécuriser leurs rentrées en s'appuyant sur une diversification effective de leurs économies, surtout dans un pays comme l'Algérie.

En tout état de cause, le prix du baril de «Sahara Blend» de l'Algérie a pu gagner plusieurs dollars, ces derniers mois correspondant à l'accord des pays producteurs sur les nouveaux quotas de janvier 2019, comme a été le cas au mois d'avril passé, quand il a enregistré une augmentation de +5 dollars US le baril vendu, et ce, contre seulement +4.41 dollars US le baril pour la moyenne du prix du panier de l'Opep, ce qui démontre l'avantage du prix pour l'Algérie, ce qui permettrait de meilleures rentrées en devises au cas où le niveau d'équilibre actuel sur les marchés reste maintenu.

Dernière modification le lundi, 20 mai 2019 19:04

A LIRE AUSSI..

«La seule solution de crise c’est un dialogue sérieux»

Abdelkader Bengrina président du mouvement «El Bynaa El Wattani» 

«La seule solution de crise c’est un dialogue sérieux»

Bedoui face à la fronde qui s’annonce

Marches populaires, baisse des prix du pétrole, contestations sociales

Bedoui face à la fronde qui s’annonce

Les citoyens continuent de réclamer le changement

27e vendredi du Hirak à Alger

Les citoyens continuent de réclamer le changement