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Excédent agricole, baisse des prix…

La restructuration de l’agriculture seule solution

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La restructuration du système agricole algérien est primordiale. Plusieurs aspects doivent être, en effet, revus  afin de préserver, notamment, les filières (ail, oignon, pomme de terre, courgette, orange) qui enregistrent des excédents de production. Les producteurs, de ces filières non encore valorisées, sont parfois contraints de détruire ou abandonner leur production  sur les champs à cause de la baisse de prix sur les marchés.


Par Zahir R.

Les scènes vécues durant l’hiver dernier, où des commerçants activant au niveau du marché des fruits et légumes de Boufarik (Blida) ont jeté des quantités astronomiques d’oranges à la poubelle, reviennent ces jours-ci, mais avec de nouveaux produits, l’ail et la courgette. Mécontents de la baisse des prix de ces produits ne dépassant pas les 20 DA/kg, dont la production a été très bonne cette année, ils ont préféré jeter plusieurs caisses pleines à la poubelle que de vendre des marchandises à des prix bas.

Dans la wilaya d’El-Oued, les agriculteurs de la filiale ail ont procédé cette semaine, à la destruction par le feu d’une partie de leur abondante production estimée à plus de 30 000 tonnes. Faute d’acheteurs et de chambres de stockage, les agriculteurs sont contraints de détruire leur production en dépit de la bonne qualité de celle-ci. Sur des images relayées sur les réseaux sociaux, on aperçoit des agriculteurs en train de brûler leurs récoltes car, disent-ils, «le prix de revient est beaucoup plus supérieur au prix de vente». Ces derniers se retrouvent dans l’incapacité de régler les salaires de leurs travailleurs qui refusent d’être payés par une partie de la récolte. Cette situation risque de perdurer et d’impacter négativement sur les agriculteurs qui vont sans doute abandonner d’activer dans ces branches porteurs à l’avenir, pour faute de rentabilité.

L’Etat qui a consenti d’énormes efforts ces dernières années dans le domaine agricole, à travers l’octroi de crédits bonifiés aux agriculteurs, est appelé plus que jamais à trouver des solutions «durables». Pour des experts agricoles et économistes, l’activation du système de régulation des produits agricoles de large consommation (Syrpalac) serait une des solutions pour la préservation des intérêts des producteurs, en attendant la mise en place d’un circuit commercial digne de son nom.

Ce dernier assurera le stockage de produits, la régulation des marchés et s’orienter vers l’exportation. Lors d’une rencontre organisée mercredi dernier au siège de la chambre de l’agriculture d’El-Oued, consacrée à l’étude de la chute des prix de l’ail dans les marchés de gros en-dessous du prix de revient (20 DA/kg), les producteurs ont appelé à l’activation du dispositif  Syrpalac, seul mécanisme susceptible, selon eux, de réguler le marché et d’assurer un équilibre entre l’offre et la demande, afin de protéger à la fois le producteur et le consommateur.

Le président de la filière «ail», Fethiza Amar Djilani, lance un appel au ministère de tutelle pour une intervention «urgente» à travers la mobilisation des installations de l’Office national interprofessionnel des légumes et viandes (Onilev) et la mise en place d’un programme d’urgence pour l’absorption du surplus en achetant la production des producteurs et son conditionnement comme stock stratégique. Les viandes blanches connaissent également un effondrement sans précédent de leurs prix durant ce mois de Ramadhan, ne dépassant pas les 200 DA/kg chez les producteurs et à 240 DA/kg chez les détaillants. L’Association de protection de consommateurs (Apoce) a tiré la sonnette l’alarme sur les conséquences de cette baisse de prix dans les prochains jours. Elle s’attend une hausse vertigineuse durant l’été où la demande sur ce produit va tripler. Outre la relance du dispositif  «Syrpalac», les opérateurs économiques sont appelés à investir dans la transformation de produits agricoles et contribuer à la naissance d’une véritable industrie agroalimentaire afin d’accompagner le développement agricole. L’Algérie, qui détient 23 000 PME/PMI a besoin de multiplier par 20 fois ce nombre pour satisfaire ses besoins en matière alimentaire.


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Dernière modification le mardi, 21 mai 2019 18:53
LCA

Le Quotidien Algérien de l’économie et des Finances

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