L’Algérie a besoin d’appuyer la compétitivité de sa logistique portuaire
21 Mai 2019
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Modernisation des services maritimes à l’import-export

L’Algérie a besoin d’appuyer la compétitivité de sa logistique portuaire

Par:  Abdelkader Mechdal
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Le schéma de l’activité portuaire en Algérie donne l’impression que rien ne change sur le terrain pour accompagner une perspective qui se veut officiellement en faveur de la diversification des exportations, et non seulement, puisqu’il s’agissait aussi de passer à un régime plus efficace dans le traitement des flux de marchandises, à l’import et à l’export, ce qui allait réduire les délais et les charges au profit des agents économiques, qu’ils soient consommateurs ou opérateurs.


Par Abdelkader Mechdal Economiste      

Presque la moitié de l’activité portuaire se concentre à Alger, la capitale, malgré l’existence de 9 autres ports que compte notre pays. Le port d’Alger draine à lui seul 42% de l’activité générale du commerce extérieur de l’Algérie, selon les dernières données statistiques du groupement Serport, citées par l’agence officielle APS. Le deuxième port plus important est celui d’Oran qui vient loin avec 16% seulement de l’activité commerciale générale, quant au port de Béjaïa, il est troisième avec 11% de cette activité.

Ce déséquilibre dans l’activité portuaire liée aux opérations d’import-export est en fait à l’origine de surcoûts qui s’abattent dans le cas des produits importés, sur le budget du consommateur final, ce qui alimente une inflation déjà composée par les effets de la détérioration de la parité du dinar algérien, en rajoutant les coûts liés à la surcharge qui s’exerce sur le plus grand port du pays qui est celui d’Alger.

Donc, la détermination du prix des produits importés est en relation avec des éléments en relation directe avec le mode de gestion du commerce extérieur du pays, ce qui pointe du doigt ce manquement flagrant de développer l’activité portuaire à travers plus de 1 200 km de littoral. Dans ce sens, et à part la réalisation du grand port du centre en partenariat avec les Chinois, qui va être abrité à Cherchell, l’intervention publique se contente d’opérations d’achat d’équipements, certes de technicité supérieure, mais insuffisantes pour mieux acheminer les marchandises, selon les normes internationales.

La faute étant liée à l’espace réduit, dédié au commerce extérieur, toute efficacité voulue aura besoin de ports plus grands en superficie maritime, et en moyens logistiques, ce qui permettrait la réduction du temps de traitement des opérations, et de là, la réduction du temps et des coûts d’accostage dans le large maritime, ce qui réduirait les charges et augmenterait le volume des marchandises à traiter, pour finir par soutenir la compétitivité même des ports algériens et leur attractivité.

La modernisation du mode de gestion est en relation avec un contexte qui se veut de construire une base logistique et portuaire algérienne, non seulement pour acheminer les produits algériens, à l’import et à l’export, mais aussi les marchandises de et vers les pays africains, et pourquoi pas réaliser cette ambition affichée, de créer une plateforme commerciale maritime d’envergure méditerranéenne. Reste que la prise en charge de ces grands projets structurants est tributaire des choix d’organisation dans la nouvelle ère de gouvernance économique en Algérie.

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