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La situation économique l’exige

Seules les compétences nationales sont aptes à gérer la crise

Par:  Réda Hadi
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L’Algérie possède des atouts qui «doivent être valorisés par des dirigeants compétents, capables de concrétiser la bonne gouvernance et d’accompagner le monde en perpétuelle mutation par la maîtrise du savoir. Pour l’ancien chef du gouvernement Ahmed Benbitour, la sortie de la crise que nous vivons depuis plusieurs semaines ne peut venir que des compétences nationales pour gérer une courte transition. La durée de la transition ne doit pas dépasser une année, au regard  de l’urgence de la situation économique qui n’est pas des plus reluisantes.


Par Réda Hadi

Il faut rappeler que M. Benbitour avait déjà proposé  de réformes qui reposent sur la création de pôles régionaux d’investissement, de banques d’affaires et la définition des priorités de développement. L’ancien chef du gouvernement a également proposé de mettre sur pied de hauts commissariats de prospective, de politique énergétique, de promotion des compétences et d’élaboration de politique de refondation de la citoyenneté.

Au plan politique, l’ancien chef du gouvernement a appelé le Hirak à cristalliser ses revendications dans un programme et de désigner des personnes capables de négocier avec le pouvoir et estimé qu’il serait vain d’aller à la hâte vers l’élection présidentielle, le 4 juillet prochain, sans programme et sans feuille de route, d’autant plus vrai qu’il faut aller vers des élections sans précipitation dans les plus brefs délais, vu que la situation économique du pays ne tolère plus de retard sur l’agenda de la refonte de l’Etat en réponse aux attentes de la population qui revendique un changement rapide du système et les exigences de l’ardoise économique en souffrance.

La nécessité de changement du système de gouvernance est absolument indispensable. Si on reste dans l’élection présidentielle du 4 juillet, on va aller vers la catastrophe, a prédit Ahmed Benbitour. L’ancien chef du gouvernement sous Bouteflika s’est prononcé une nouvelle fois à la mise en place d’une période de transition pour arriver à une solution.

Avec les prémices d’un dialogue, l’invité suggère qu’«il faut définir d’abord le dialogue car ce dernier peut partir de sujets théoriques que réels», rappelant que «les marches appellent à un changement radical du système et à mon avis, nous ne sommes plus dans l’étape du dialogue, mais dans celle de la négociation pour le changement de tout le système de gouvernance et répondre ainsi positivement aux revendications de la population».  

Sans préciser les négociants, il insiste à dire qu’il faut négocier pour se mettre d’accord comment changer le système de gouvernance.

«Il est possible d’imaginer une période de transition de 8 à 12 mois (…). Il faut préparer le programme nécessaire pour qu’il y ait des élections présidentielles sur un programme de sortie de crise assez détaillé et prêt à sa mise en œuvre», a-t-il souligné lors de son passage dans l’émission «L’invité de la rédaction» de la Radio nationale.

M Benbitour a expliqué que cette période est «absolument nécessaire parce qu’il y a tout un travail à faire», ajoutant que la population, qui sort manifester chaque vendredi, «doit comprendre qu’elle a nécessairement besoin de désigner un «négociant», préciser son programme et la manière de le mettre en œuvre».

Il faut dire, que le Hirak a compris qu’en face de l’empêchement du cinquième mandat, il n’y a rien de changé fondamentalement qui puisse répondre aux attentes de la population.

Une population, qui, hors pan des courtisans des cercles proches du pouvoir, qui est exclue d’une démocratie participative, a fini par faire comprendre qu’en face de l’empêchement du cinquième mandat, il n’y a rien de nouveau fondamentalement qui puisse répondre aux attentes de la société.

A la question de comment refonder un nouveau système et décortiquer un système en place depuis 60 ans ? Il explique qu’il y a trois niveaux de programmes à mettre en place.

Il y a d’abord un niveau pour la refondation des institutions, c'est-à-dire la refondation de l’Etat et de l’administration locale, l’administration régionale, l’administration centrale et l’administration aux frontières. Tout ceci doit être revu pour être au service du citoyen de façon correcte et cohérente comme ça se passe un peu partout dans le monde.

Un niveau de programme pour le comportement individuel et collectif. Et là, il faut avoir en point de mire aussi la refondation de l’école à l’optique de la démocratisation de l’accès de l’école et la sortie de 300 000 diplômés qui peuvent être une force extraordinaire au service du développement du pays. Le contraire sera catastrophique si cette force est en chômage aujourd’hui et sans retraite demain. De là, on a la voie de sortir de ce comportement individuel et collectif correct.


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Dernière modification le jeudi, 30 mai 2019 18:12

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