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Investissements dans le tourisme

Le Maroc et la Tunisie aux aguets

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Le tourisme est devenu par la force des choses et la conjoncture économique tant mondiale que locale, un enjeu important stratégique et en ce qui nous concerne maghrébin. En effet, si nos voisins immédiats (Maroc et Tunisie) sont réputés avoir une expérience avérée en la matière, l’Algérie représente un adversaire potentiellement dangereux, et ce, d’autant plus que si les changements en cours dans ce secteur arrivaient à leur maturité, ébranleraient leurs positions dominantes. Théoriquement, notre pays possède les compétences et les atouts pour faire de ce secteur, un acteur important de notre économie. Pourtant, sur les faits, les choses sont tout autres, et ce secteur, à cause de problèmes endogènes, n’arrive pas à sortir de l’impasse.


Par Réda Hadi

Le Maroc et la Tunisie, deux pays amis, ne lésinent pas sur leurs moyens pour convaincre des investisseurs algériens dépités de la bureaucratie rampante qui gangrène notre administration. En effet, beaucoup d’investisseurs nationaux se plaignent qui, des lenteurs administratives, qui de retournement de situations. Il s’agit principalement de terrains fonciers, pour lesquels dans certains cas, des décisions favorables ont été prises en leur faveur pour leur acquisition, et qui s’en sont vu ensuite déboutés.

D’autres, par contre, affirment que leur dossier réunit tous les  critères, quoiqu’on a eu des réponses négatives et sans aucune explication. Une situation  qui ne trouve pas d’issue, et cela d’autant plus qu’aucune instance n’est habilitée à recevoir des recours et encore moins à trancher. Le foncier constitue une contrainte majeure pour le développement du tourisme en Algérie. Les terrains, relevant de certaines zones d'expansion touristique (ZET), sont des terrains agricoles et forestiers, et cette situation constitue un obstacle pour les investisseurs. Si cette contrainte est levée, de gros investissements seront réalisés dans ce domaine, affirment certains investisseurs

Cela conduit pour beaucoup d’entre eux (les investisseurs) à vouloir s’orienter vers d’autres cieux où l’investisseur est accueilli à bras ouverts. Et tous se plaignent de manœuvres occultes, au point où certaines décisions prises par le ministère concerné sont occultées. Ces agissements conduisent, pour quelques-uns, à vouloir investir ailleurs et à nos frontières immédiates.

Le Maroc principalement et la Tunisie, conscients des enjeux à venir, ne se privent nullement à contacter ces déçus de notre administration, à venir chez eux et à s’y installer.

Un investisseur avoue avoir été contacté par des Marocains pour construire une station balnéaire chez eux, avec des avantages inégalés. Une situation ubuesque, quand des pays amis vous ouvrent les bras et vous encagent avec des durées de concession inégalées, alors que chez nous, les durées de concession sont modulables au gré des accointances que l’on a avec certains cercles.

Des investisseurs avouent aussi que la fibre nationaliste qu’ils ont ne peut résister longtemps au pragmatisme économique.

Alors que et contrairement au Maroc et à la Tunisie, le secteur du tourisme en Algérie trouve du mal à attirer les investisseurs et à concrétiser ses objectifs sur le terrain.

Pourtant, les lois pour la promotion du tourisme ne manquent pas et les potentialités en matière de tourisme non plus. Le secteur du tourisme algérien est bien loin de celui tunisien ou marocain. Pourtant, l’Algérie recèle des potentialités culturelles et géographiques qui dépassent de loin celles de la Tunisie et du Maroc.

A titre d’exemple, les Marocains attirent plus de 5 millions de touristes et les Tunisiens 4 millions, au moment où l’Algérie arrive à peine à frôler la barre des 820 000 touristes.

Pour ce qui est des revenus en matière de tourisme, l’Algérie engrange 133 millions de dollars, alors que nos voisins tunisiens et marocains sont arrivés à enregistrer 4 à 6 milliards de dollars.

Idem pour l’emploi, les Marocains emploient 620 000 personnes dans le secteur touristique, les Tunisiens 334 000 et l’Algérie à peine 15 000.

Reste que maintenant, il faut joindre l’acte à la parole et nettoyer ces écuries d’Augias. Le Hirak peut avoir des conséquences positives en ce sens.


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Dernière modification le mercredi, 12 juin 2019 23:10
LCA

Le Quotidien Algérien de l’économie et des Finances

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