Une double faiblesse réglementaire et de position en région MENA
16 Jui 2019
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Attractivité de l'Algérie aux IDE

Une double faiblesse réglementaire et de position en région MENA

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Le niveau des investissements directs étrangers en Algérie reste faible, ce qui est dû à un environnement interne hostile, et une réglementation loin d'être attractive, comme à la situation générale de l'évolution de l'économie nationale, qui enregistre des niveaux de performance en recul, tout comme la non prise en charge le fait que l'attractivité des investissements, prend aussi en compte la concurrence régionale qui fait que les opérateurs étrangers préfèrent travailler dans d'autres pays garantissant plus de souplesse dans le traitement des affaires les concernant.


En fait, l'évolution des chiffres, concernant les investissements directs étrangers en Algérie, démontre d'une façon claire, la faiblesse de la situation liée à une économie déstructurée n'arrivant pas à créer les conditions de pénétration des marchés étrangers. Dans ce contexte, les statistiques parues sur le sujet, révélées par la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED), nous renseigne d'une vérité de stagnation que connaît le domaine de l'investissement étranger en Algérie, puisque ces chiffres passent de 1.6 milliard de dollars US en 2016, à 1.2 milliard de dollars US en 2017 pour atteindre les 1.5 milliard de dollars US en 2018.

Et là, il est aisé de constater que ces investissements, enregistrés en 2018, peinent à retrouver leur niveau de 2016, et pourtant, on veut nous faire croire, à travers l'évolution entre 2018 et 2017, que quelque chose de positif est en train de se passer, surtout que le rapport de l'instance onusienne parle de l'investissement dans le domaine des hydrocarbures, mais aussi dans le domaine de «l'automobile», insinuant ainsi qu'un effort est fourni en investissement direct étranger, pour la concrétisation du plan du développement de l'activité du montage en Algérie.

La vérité des chose est que la règle générale, que suit l'investissement direct étranger, est liée à la compétitivité des Etats et des régions à travers le monde, et selon le degré d'attractivité qu'ils affichent, surtout concernant les règlementations en vigueur, et leur flexibilité par rapport à la liberté et la mobilité que les facteurs de production, dont les capitaux et la main-d'œuvre qualifiée, peuvent en bénéficier.

Dans ce contexte, l'Algérie reste le pays le moins doté, parmi les pays limitrophes dans le domaine de liberté de circulation, en relation avec les entraves règlementaires qui freinent le transfert, surtout des capitaux dus au résultat net de l'activité industrielle en relation avec l'investissement concrétisé. D'une autre part, les instances onusiennes savent plus que d'autres, que les investissements directs étrangers, dans la région Moyen-Orient-Afrique du Nord (MENA) sont des plus faibles dans le monde, ce qui fait que l'Algérie aura beaucoup à faire pour convaincre de la faisabilité de sa politique industrielle qu'elle a menée, et qui va être revue dans le cadre du rebondissement en relation de la transition politique qu'elle traverse  actuellement.

Abdelkader Mechdal

Economiste           

LCA

Le Quotidien Algérien de l’économie et des Finances

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