L'ouverture et la concurrence pour convaincre les opérateurs étrangers
18 Jui 2019
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La foire d'Alger attire moins d'intérêt que précédemment

L'ouverture et la concurrence pour convaincre les opérateurs étrangers

Par:  Abdelkader Mechdal
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La session actuelle de la foire internationale d'Alger est des plus maigres que l'Algérie ait connue, puisque la participation des pays étrangers est réduite à une quinzaine de pays seulement, avec quelque 140 entreprises, ce qui reflète le souci grandissant dans le milieu des affaires, quant à la situation de transition politique que traverse le pays, ce qui les mène à observer une position d'attente vis-à-vis de la concrétisation de nouveaux projets de partenariat.

Globalement, avec moins d'une centaine d'entreprises nationales qu'à l'édition de l'année passée, la présence des opérateurs économiques, cette année, respecte la même tendance observée chez les étrangers, pour donner une impression que les détenteurs de projets veulent s'assurer du bon aboutissement du changement qui s'opère dans la sphère politique et ses répercussions sur le domaine de l'investissement et du commerce.

Les opportunités d'affaires que recèle l'Algérie, dans des activités diverses, surtout avec la volonté affichée pour intégrer les éléments en relation avec le progrès technique, pour améliorer les rendements en agriculture, et l'industrialisation via le développement de filières industrielles dans le cadre de projets structurants, comme en pétrochimie, la mécanique ou bien l'électronique, ou comme les technologies de l'information et de la communication (TIC), tous ces domaines ouvrent la voie à des partenariats qui pourront être concluants, soit pour l'amélioration du niveau de la production et des services tant attendus en Algérie, que pour les partenaires étrangers, qui auront à rentabiliser leurs actions commerciales et d'investissement.

L'exploitation de ces opportunités offertes par une économie caractérisée par une sous croissance, vu les potentialités dont elle dispose, est liée en fait à des conditions, bien universelles à garantir pour un climat d'affaires qui soit attractif. Dans cet ordre d'idées, les opérateurs étrangers attendent que soient garantis deux grands aspects, l'ouverture et la concurrence. Ce sont les maîtres- mots qui reviennent, à chaque fois quand on aborde la question de l'activité dans le marché algérien. D'ailleurs, l'ambassadeur des Etats-Unis à Alger, John Desrocher, l'a si bien exprimé à l'occasion de sa rencontre avec les entreprises américaines présentes à la foire d'Alger, en insistant sur la primordialité de construire les règles de marché ouvert et concurrentiel pour mieux mener le programme de diversification, clé du développement économique.

Reste que la règle 51/49, imposée aux investissements étrangers, est l'un des points qui repoussent pas mal de projets, surtout ceux ou la partie étrangère qui ne partagent pas sa gestion des affaires avec des parties tierces, et ce, quel que soit le marché où elle exerce, ce qui remet en cause une règlementation peu flexible, constituant ainsi une contrainte majeure devant les transactions avec l'étranger. D'une autre part, la partie algérienne, pour en tirer profit de ces événements de rencontres commerciales, a besoin de convaincre avec une production en quantités et qualités suffisantes, pour mieux se placer sur les marchés étrangers, ce qui la renvoie impérativement à exploiter la présence des entreprises étrangères pour conclure des transactions bénéficiant à l'économie nationale.

Abdelkader Mechdal

Economiste       

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