Un nouveau modèle énergétique s’impose à l’Algérie
25 Jui 2019
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Devant le recul de nos réserves en gaz naturel

Un nouveau modèle énergétique s’impose à l’Algérie

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Le modèle énergétique de l’Algérie basé à plus de 95% sur le gaz naturel atteindra ses limites dès 2040. La consommation locale en ce produit, en forte croissance, devra passer à environ 48 milliards de mètres cubes en 2025. À cet effet, il est impératif de penser à des solutions et à faire des choix pour la mise en place d’un nouveau modèle de consommation énergétique. 

Des experts et anciens cadres de la Sonatrach et Sonelgaz ont souligné lors du 6e  symposium de l’Association algérienne de l’industrie du gaz (AIG), la nécessité de se préparer pour la période d’après 2035-2040, dès maintenant, en développant les énergies propres et en explorant le gaz de schiste.


Par Zahir R.

Le PDG de la Sonelgaz, Boulakhras Chahar, a précisé, dans ce cadre, que le gaz naturel étant une énergie précieuse et non renouvelable,  «nous impose dès lors à penser à sa consommation avec la plus grande efficience et investir inéluctablement dans les énergies renouvelables comme sources intarissables et incontournables». Il a signalé qu’une stratégie, axée sur la mise en valeur des ressources inépuisables telles que le solaire pour diversifier les sources d'énergie et préparer l'avenir, a été tracée.

Pour sa part, Ahmed Mechraoui, consultant au sein de l’Association algérienne de l’industrie du gaz (AIG), les réserves de l’Algérie en gaz naturel couvriront «largement» les besoins nationaux jusqu’à la période 2035-2040.  

S’exprimant en marge des travaux de ce 6e symposium de l’AIG, l’ancien vice-président de la Sonatrach, Ahmed Mechraoui, a fait savoir que «l’Algérie continuera à exporter une partie de son gaz, et peut aussi satisfaire toute la demande nationale en constante augmentation».

Et d’ajouter : «Nous sommes sécurisés pour les 15 prochaines années. Mais au-delà, il faut penser à des solutions et à faire des choix». Il s’agira, en effet, de mettre en priorité la sécurité énergétique du pays, mettre en avant les énergies  renouvelables (EnR) et d’entreprendre l’exploration du gaz de schiste. Selon ses dires, la sécurité énergétique permettra d’assurer le gaz au citoyen au-delà de 2035. 

D’une part, les EnR permettront d’économiser le gaz utilisé pour la production de l’électricité, et d’autre part, la production de l’électricité par d’autres sources permettra de son tour, d’économiser d’importantes quantités de gaz naturel.

A ce propos, le même expert a signalé que «si le programme national de développement des énergies renouvelables, visant la production de 22 000 mégawatts d’électricité d’ici 2030, serait mis en œuvre comme prévu, nous pourrons économiser environ 60 milliards de mètres cubes de gaz. C’est pratiquement deux années de consommation annuelle».

Concernant l’avenir du gaz, le même spécialiste a estimé que «l’exploration, à elle seule, selon les données d’aujourd’hui, n’est pas suffisante». Il est nécessaire de prendre en considération le potentiel algérien en gaz de schiste, a-t-il précisé.

Par ailleurs, l’engagement de nouveaux projets nécessite la mobilisation de financements colossaux, dont l’Algérie ne pourrait pas à elle seule de les assurer. Le concours et la participation de capitaux étrangers s’avèrent primordiaux. D’ailleurs, le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, qui a pris part aux travaux du sommet des deux Rives, forum de la Méditerranée, qui s’est tenu lundi à Marseille a invité les Européens à accompagner l’Algérie dans son programme de diversification énergétique, à travers la concrétisation du programme national des EnR.

 

Dernière modification le mardi, 25 juin 2019 21:51
LCA

Le Quotidien Algérien de l’économie et des Finances

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