L’euro passe sous la barre de 180 DA
06 Juil 2019
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Marché de la devise

L’euro passe sous la barre de 180 DA

Par:  Zahir R.
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L’euro poursuit sa chute dans le marché parallèle des devises devant le dinar algérien. Ce samedi, la monnaie de l’Union européenne est passée au-dessous de la barre des 180 DA. En effet, selon certains cambistes activant dans le principal marché informel de devises à Alger, la tendance baissière de l’euro face au dinar va se poursuivre dans les prochains jours. Ils tablent sur un euro à 150 DA, un taux de change qui se rapproche de l’échange officiel estimé actuellement à 133,71 DA.


Par Zahir R.

Plusieurs facteurs sont à l’origine de cet effondrement de l’euro. Tout d’abord, c’est le «Hirak» qui se poursuit depuis le 22 février dernier, suivi par l’engagement d’une vaste opération dite «mains propres» par la Justice. D’ailleurs, les principaux chefs industriels de l’Algérie, à l’instar de Issad Rebrab, Ali Haddad, les frères Kouninef, et Tahkout sont derrière les barreaux à la prison d’El Harrach. Ainsi, l’ouverture de plusieurs enquêtes concernant le commerce extérieur a freiné «temporairement» l’activité des importations. Il est à signaler que des usines sont à l’arrêt pour manque de matières premières 

«Depuis l’emprisonnement des principaux opérateurs économiques, nous avons constaté le recul de la demande sur l’euro et le dollar et nous continuons  à travailler avec les simples clients. Nous comptons sur la saison du Hadj pour la relance de notre activité», a témoigné Farouk, un cambiste installé au marché Clauzel. Il est à noter que des importateurs déclaraient des montants minimes, transférables par la Banque d’Algérie, et compensaient la différence par des sommes acquises dans le marché parallèle. Une manière avec laquelle les opérateurs s’échappent aux services des Douanes et du fisc.

En outre, certains connaisseurs de ces transactions dans le marché parallèle affirment, que l’euro va se stabiliser sur le seuil de 150 dinars, notamment avec l’arrivée massive durant la période mi-juillet début août de nos émigrés établis à l’étranger, de France notamment. Cette chute serait conjoncturelle, selon d’autres experts.

Ils estiment que les effets de la planche à billets ne tarderont pas à se faire sentir. En effet, la valeur du dinar connaîtra un recul important et le gouvernement sera dans l’obligation de le dévaluer officiellement pour pouvoir surmonter la crise qui se profile à l’horizon. Ces experts affirment aussi que le cours de l’euro ne pourra chuter à long terme face au dinar algérien que si le futur gouvernement réussira à mettre en place un nouveau modèle économique productif diversifié.

A cela s’ajoute, la nécessité de réglementer le marché de la devise, à travers l’ouverture de bureaux de change. Ce dernier, reste selon l’expert en investissement, Mohamed Saoud l’unique piste pour l’éradication de ce fléau qui nuit à notre économie. Pour lui, l’Algérie perd annuellement près de 10 milliards d’euros à cause de la surfacturation et des transferts illicites de la devise. La réglementation de cet important marché de devise, suivie d’un contrôle rigoureux dans les transactions du commerce extérieur, nous permettra, dira-t-il, d’avoir une monnaie forte qui va encourager l’investissement productif dans notre pays.  «Si demain l’Etat va attribuer ou échanger 1 000 à 2 000 euros pour chaque Algérien avec un contrôle strict et pénal de la surfacturation, le marché de la vente des devises va s’éradiquer et on aura une économie forte et un dinar convertible», a-t-il conclu.

Dernière modification le samedi, 06 juillet 2019 21:14

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