L’Opep+ entend maintenir son taux de production

Les prix ne connaitront pas de baisse en 2019

Par:  Réda Hadi
Lu 153 fois

Dans un contexte pour le moins incertain, étant donné des conjonctures imprévisibles et les  intérêts des uns et des autres, l’Opep et ses partenaires (Opep+) continueront de rester vigilants pour promouvoir une stabilité durable des prix. Les décisions de cette Organisation et de ses partenaires, sont d’une importance capitale pour les cours du pétrole, et ce, en dehors de toutes les conjonctures géopolitiques qui peuvent être, elles aussi, d’une pertinence certaine sur les cours.


Par Réda Hadi

Dans son rapport mensuel de juillet publié jeudi, l'Organisation a souligné le ferme engagement des membres de la déclaration de coopération qui a été réaffirmé lors de la 6e réunion ministérielle des pays membres de l'Opep et des pays non membres de l'Opep. Les prévisions de l’Opep pour 2020 sont basées sur le respect des décisions prises lors de la dernière réunion, et en sont le socle sur lequel se repose l’Organisation pour évaluer les besoins et se projeter. 

Reste que les investisseurs veulent plus de garanties, et veulent prendre du recul sans trop s’engager.  Pour ceux-ci, des facteurs exogènes peuvent avoir un impact certain sur les fluctuations des prix du pétrole tels que les incertitudes qui pèsent sur l’Iran, et le ralentissement, sinon le fléchissement avéré de l’économie mondiale.

Pourtant, beaucoup d’experts sont catégoriques à affirmer que les prix ne vont pas dévisser pour 2019, et cela pour la seule bonne raison que les nations exportatrices poursuivent leur stratégie en vigueur depuis janvier 2017 avec pour objectif d’éviter une forte baisse des prix. 

L’opération pour le moment s’est avérée payante. L’accord de réduction de la production a permis aux cours de remonter la pente en 2017 après leur dégringolade en 2014-2016 (début 2016, le Brent valait moins de 30 dollars le baril). En décembre 2018, l’Opep et ses alliés, qui pompent la moitié du pétrole du globe, ont prolongé cet accord en réduisant leur production de 1,2 million de barils par jour au total, permettant au Brent de gagner 22% depuis le 1er  janvier 2019 et plus de 30% pour le WTI.

Pour les pays producteurs, poursuivre cette stratégie est nécessaire dans la configuration actuelle du marché. La demande mondiale de pétrole est en effet morose en raison des tensions entre la Chine et les États-Unis, sur fond de guerre commerciale, et du ralentissement de la conjoncture mondiale. L’Agence internationale de l’énergie a d’ailleurs revu à la baisse en juin sa prévision de croissance de la demande pétrolière mondiale cette année. Or en face, l’offre reste abondante, portée notamment par la production américaine de pétrole de schiste. De quoi imaginer une nouvelle baisse du marché pétrolier, malgré les tensions géopolitiques dans le Golfe.

Il avait fallu trois ans à l’Opep pour éliminer les excédents et réduire les stocks de pétrole et de produits pétroliers des pays occidentaux, selon l’avis des analystes de l’IFPEN (Institut français du pétrole- Energies renouvelables)

L’Arabie Saoudite, qui a besoin d’un baril au-dessus des 70 dollars pour consolider son budget, cherche à tout prix à éviter cet effondrement. Avec les autres membres de l’Opep et leurs alliés, elle doit éviter un trop fort excédent d’offre mais aussi de fortes hausses des prix du pétrole. Cette stratégie d’équilibriste «s’inscrit dans le sens des intérêts de long terme de l’Opep afin d’éviter une baisse trop importante de la consommation», explique l’IFPEN.

Pour ce qui est de la demande mondiale, le rapport de l’Opep, note que « malgré une certaine incertitude, la demande mondiale de pétrole devrait atteindre 1,14 Mbs/j en 2019 et 2020».

«En 2019, on s'attend à une demande saisonnière vigoureuse, comme le montrent également les tirages récents des stocks de pétrole brut aux Etats-Unis», précise la même source.

L'offre hors Opep a été révisée à la baisse dans le dernier rapport mensuel de l'Organisation, principalement en raison de l'extension des ajustements volontaires de la production par les pays participants de la Déclaration de coopération et des révisions à la baisse pour le Brésil et la Norvège, explique l'Organisation.

Dernière modification le vendredi, 12 juillet 2019 23:30

A LIRE AUSSI..

l’Algérie sacrée championne d’Afrique pour la 2e fois

CAN-2019 / Algérie-Sénégal

l’Algérie sacrée championne d’Afrique pour la 2e fois

L'arbitre Gomes remplacé par le Camerounais Alioum Alioum

CAN-2019 / Algérie-Sénégal

L'arbitre Gomes remplacé par le Camerounais Alioum Alioum

Les pouvoirs publics en obligation de réformer toute l’économie

Déséquilibre financier du système de la sécurité sociale

Les pouvoirs publics en obligation de réformer toute l’économie

Saïd Djellab s’attaque aux fraudeurs

Filière céréalière

Saïd Djellab s’attaque aux fraudeurs