Des opportunités de financement mal exploitées
15 Juil 2019
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Recours à l’emprunt extérieur

Des opportunités de financement mal exploitées

Par:  Abdelkader Mechdal
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Dans les faits, le recours à l’emprunt extérieur constitue une opportunité pour financer des projets d’envergure dans une économie dynamique à rentabilité économique et financière sûre. Et puis, la demande de capitaux étrangers, pour financer des réalisations nouvelles et innovantes, peut dans une certaine mesure signifier une bonne santé économique du pays, ce qui permet un meilleur positionnement dans les évaluations risque-pays, et partant, un accès privilégié sur les places financières internationales.


Par Abdelkader Mechdal Economiste

C’est l’économie globalisée qui veut que les règles à appliquer dans le sens d’échanges à l’international soient dans une transparence et une visibilité permettant de garantir le recouvrement des créances de la part des bailleurs de fonds, mais pas seulement, puisque les parties bénéficiant des crédits auront un accès au financement externe qui n’est pas ouvert à tous les demandeurs, ayant ainsi pour des projets précis, la possibilité d’avoir des apports qui permettent leur réalisation selon des normes internationales.

Dans cet ordre d’idées, les autorités algériennes s’obstinent à éliminer tout recours à l’endettement extérieur de peur de se retrouver sous les conditionnalités imposées par les instances financières internationales. En fait, ce choix public, même s’il est présenté comme une solution pour éviter un mal en soi touchant la décision de l’Algérie à l’international, mais dans le fil du temps, on se rend compte que ce qui fait mal à nos autorités c’est l’imposition de la rigueur dans l’utilisation de l’argent emprunté, chose qui n’est pas appliquée dans le cas où le gouvernement passe à la planche à billets par exemple, sans avoir de souci quant à la bonne utilisation de l’argent disponible, ce qui se répercute en taux de croissance faible dans une économie d’une dynamique certaine, reposant sur des capacités énormes de la demande interne, devant être un vrai moteur pour une croissance solide.

Donc, le danger qui guette notre pays n’est pas seulement de se retrouver otage du Fonds monétaire international (FMI), mais de se retrouver aussi dans une situation de gaspillage des ressources financières internes, par mauvais choix des projets, une mauvaise réalisation ou carrément tomber sous le détournement des fonds, ce qui représente un préjudice sûr pour l’économie nationale. 

A partir de là, écarter d’une façon catégorique le recours à l’endettement extérieur, sauf pour des projets structurants et rentables, comme ce que préconise le ministre des Finances, n’est en fait qu’un retour à ce qui a été enclenché par le gouvernement d’avant la manne pétrolière, qui avait ouvert la voie à des financements externes dans le cadre de la formule dite « project-finance», c'est-à-dire que la garantie du projet est assurée par le projet lui-même, et non pas par l’Etat, ce qui conforte davantage les comptes financiers de ce dernier, dans une solution possible et rentable qui peut servir les grands groupes étatiques, dans la réalisation de leurs plans de développement.

Dernière modification le lundi, 15 juillet 2019 22:22

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