Le contrôle du marché pétrolier échappe de plus en plus à l’Opep
17 Juil 2019
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La main basse des Américains se fait sentir sur les marchés

Le contrôle du marché pétrolier échappe de plus en plus à l’Opep

Par:  Abdelkader Mechdal
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Comme on l’a déjà constaté, les Etats-Unis d’Amérique exercent une grande influence sur les cours de pétrole, et ce, à partir de deux points importants. Le premier concerne ses capacités de production, qui se développent davantage, constituant ainsi, une source supplémentaire d’approvisionnement des marchés. Le deuxième point est, quant à lui, en relation avec les positions politiques de l’administration-Trump, envers les principaux producteurs de pétrole de l’Opep.


Par Abdelkader Mechdal Economiste      

Les grands indicateurs du marché pétrolier restent liés à la position américaine sur ce dernier, en poussant les cours des marchés de vente et d’achat du pétrole vers des niveaux plus hauts ou plus bas, selon la circonstance, et de là, à exercer une autre influence sur l’état de santé financière des investisseurs, et en définitif, c’est toute l’activité pétrolière à travers le monde qui est touchée. Dans ce cadre, il a suffi que les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran baissent dans la région névralgique du Golfe pour que les cours suivent en reculant pour une première réaction d’un niveau élevé la mi-semaine, et ce, pour le référentiel européen Brent qui a cumulé 4% de pertes en deux jours (entre lundi et mardi), pour reprendre timidement de 0.31% le mercredi après que le premier effet sur le comportement des opérateurs a été consommé. La même tendance a été enregistrée pour le cours référentiel du West Texas Intermediate (WTI) qui a reculé de 4.8% en ces deux jours pour reprendre lui aussi le lendemain de 0.33%.

La tendance baissière a été le cas pour le panier des pétroles de l’Opep, qui a vu son niveau reculer pour la deuxième fois entre vendredi et lundi passés, pour descendre de 0.84% supplémentaire ce dernier jour et confirmer ainsi l’état général du marché qui ne se développe pas en faveur des pays exportateurs. Cette évolution négative est une preuve que la régulation du marché sort de façon continue de la maîtrise des pays de l’Opep, pour suivre d’autres enjeux qui ne sont actuellement que de couleur américaine. Sinon, l’accord des pays producteurs en version Opep+ ne fait qu’amortir le choc du recul du marché, puisque le maintien de la baisse des quotas de l’ordre de 1.2 million de barils par jour n’a plus d’influence conséquente sur les cours, et ce, malgré l’ajout de 3 mois pour la durée de cet accord qui s’étend jusqu’au printemps de l’année prochaine 2020.

La fragilité constatée donc des cours du marché a eu son effet sur l’activité générale dans le domaine pétrolier, et ce, en constatant que les investisseurs dans les principaux pays producteurs ont moins de recours aux services des intervenants parapétroliers, démontrant une situation de compression relative de l’activité, ce qui se répercute sur la valeur des actions de ces compagnies sur les marchés boursiers. En tout cas, la chose la plus sûre actuellement sur le marché pétrolier est que les capacités de production des Etats-Unis sont en développement constant, en les relevant à plus de 12 millions de barils par jour pour devenir le premier producteur au monde, et avec la dissipation du mauvais temps qui a frappé le Golfe du Mexique, la conjoncture va dans le sens de profiter aux intérêts des Américains, contraignant les pays de l’Opep à affronter une mauvaise évolution du marché.

Dernière modification le mercredi, 17 juillet 2019 20:57

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