Un mois de septembre sous haute tension
12 Aoû 2019
Partager

Rentrée sociale

Un mois de septembre sous haute tension

Par:  Réda Hadi
Lu 126 fois

Avec le mois de septembre à nos portes, c’est l’heure des bilans. L’Algérien après un été  chaud, sous tous les rapports, tient son bilan. Ainsi et après un Ramadhan fastidieux financièrement et l’Aïd El-Fitr qui s’en est suivi, les vacances estivales ont été marquées par un certain ralentissement des départs et un rétrécissement des séjours. L’Aïd El-Adha est venu marquer de son empreinte, une augmentation des dépenses. Des dépenses qui vont être plus accentuées par la rentrée scolaire du 4 septembre 2019. Après la canicule de l’été, et les dépenses à venir, le mois de septembre peut faire craindre le pire.


Par Réda Hadi

A l’heure de son bilan, l’Algérien ne sait plus où donner de la tête. La bourse pratiquement vide, mais la tête pleine d’espoir ou de désespoir, le mois de septembre a de tout temps été, celui de tous les dangers. Et cette année encore plus que les autres. 

Le Hirak, qui ne démord pas de ses revendications, une économie en berne, et des arrestations de patrons à la chaîne, l’Algérien se retrouve face à une situation inédite.

Les revendications sociales qui ont fait l´actualité l´année dernière, dont certaines sont restées insatisfaites, seront remises sur la table des négociations. A peine la trêve estivale terminée, certaines organisations syndicales brandissent d´ores et déjà les menaces de grève, notamment dans le secteur de l´éducation. 

Le secteur de la santé, selon des observateurs, ne sera pas épargné cette année encore. Malgré les nombreuses promesses du nouveau ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière, les revendications des praticiens de la santé publique n´ont toujours pas été concrétisées. Même si les organisations syndicales sont actuellement en «hibernation», elles sont néanmoins toujours en attente d´une réponse concrète concernant la révision du statut des praticiens de la santé. 

La question de la réforme du système des retraites demeure également un chantier que le gouvernement devrait résoudre. La suppression du départ à la retraite proportionnelle et sans condition d´âge (60 ans) proposée lors de la dernière tripartite a sonné le glas de ce dispositif.

D´autres débats, interrompus pendant l´été, seront également réitérés dans quelques jours. La rentrée sociale et politique s´annonce d´ores et déjà explosive.

Les intransigeances de la rue, l’entêtement de certains de nos hommes politiques à vouloir trop tirer la couverture sur eux, amène l’Algérien lambda à s’interroger sur son devenir.

Le Hirak, que beaucoup ont porté aux nues de par son pacifisme, commence à montrer ses limites, faute de leadership et de personnalités représentatives, en plus d’avoir conduit d’une certaine manière à accentuer la dépression économique du pays.

Les incertitudes, qui pèsent sur notre pays, accentuées par une méconnaissance exacerbée de nos concitoyens, qui font beaucoup plus confiance aux réseaux sociaux, qu’à leurs dirigeants, eux-mêmes en perte de crédibilité, font planer des nuages noirs sur notre ciel pour ce mois fatidique. Les jours à venir vont être déterminants.

Dernière modification le lundi, 12 août 2019 20:20

A LIRE AUSSI..