L’agriculture intensive et l’aquaculture en option
23 Aoû 2019
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Diversification de l'économie

L’agriculture intensive et l’aquaculture en option

Par:  Par Redah Hadi
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 S’il est un secteur sur lequel les différents gouvernements qui se sont succédé ont insisté pour son développement afin de diversifier notre économie, c’est bien celui de l’agriculture. Il y a de cela un demi-siècle, l’Algérie était le grenier de l’Europe. Or de nos jours, ce secteur est malade et souffre de plusieurs carences, à savoir une mauvaise méthodologie de travail, une désorganisation  totale du secteur qui s’est retrouvé aux mains de spéculateurs qui font la loi. De plus, du fait que les jeunes préfèrent des métiers moins astreignants, et plus facilement lucratifs,  le manque de main-d’œuvre est un problème chronique difficile à résoudre.

L’agriculture est bien le seul secteur où tout a été essayé et testé, sans résultats probants. Le Sud, qui représente des potentialités certaines, est la seule région où l’on enregistre des résultats satisfaisants, mais ce succès a son revers aussi. Au sud, le problème d’eau se pose avec une certaine acuité, et Oued Souf réputée pour ses récoltes, souffre des remontées d’eaux usées entre autres.

Le succés réenregistré dans les régions du Sud ne doit pas faire oublier que les principales surfaces arables et agricoles se trouvent sur la frange Nord du pays.

Aussi, des efforts considérables et des investissements colossaux ont été, et sont investis pour faire sortir ce secteur de sa portée et des mains des spéculateurs.

Pour le ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Chérif Omari, l’agriculture intensive est une option à ne pas délaisser, de même que tous les projets innovants en la matière qui puissent permettre un développement serein et harmonieux du secteur.

Lors de la visite qu’il a effectuée dans la wilaya d’Adrar, Cherif Omari a insisté sur la nécessité d'accompagner les activités et expériences prometteuses en matière de renforcement de la production agricole pour favoriser la diversification de l'économie nationale.  M. Omari a inspecté une ferme aquacole dans le périmètre agricole du lieudit Méraguène, au nord du chef-lieu de wilaya, où il a pris connaissance des activités des associations s'adonnant à la pisciculture en eau douce.

Il a salué le niveau d'organisation de ces associations, les appelant à se rapprocher des services du ministère de tutelle pour bénéficier d'un accompagnement.

Après avoir écouté les préoccupations des pisciculteurs en eau douce, liées essentiellement aux aliments destinés aux poissons, M. Omari a assuré que ses services étaient déterminés à accompagner et à soutenir des projets initiés par des jeunes dans la région pour la production d'aliments pour la pisciculture.

  1. Omari a, à cet égard, affirmé que des instructions avaient été données pour l'ouverture prochaine dans la wilaya d'Adrar d'une antenne de l'Office des aliments du bétail de Bougtob afin de permettre la collecte du maïs d'ensilage.

Le premier responsable du secteur a, en outre, fait état de la mise en place d'un plan pour la promotion de l'aquaculture et l'élevage caprin et camelin.

En somme, M. Omari veut exploiter toutes les opportunités que peut offrir chaque wilaya et les adapter aux besoins nationaux.

Selon des sources du ministère de l’Agriculture, le renforcement de l’agriculture, par l’exploitation de tous les sous-secteurs sans distinction aucune, est le point nodal que compte entreprendre le ministre pour valoriser ce secteur et lui donner ses lettres de noblesse qu’il mérite.

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