Le taux d’intégration toujours à la traine
06 Sep 2019
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Industrie du montage automobile en Algérie

Le taux d’intégration toujours à la traine

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L’Algérie veut revoir sa copie en ce qui concerne l’industrie du montage automobile.

L’on s’est contenté jusqu’à présent à l’assemblage des kits et autres intrants importés pour des milliards de dollars. Les constructeurs automobiles sont appelés à consentir plus d’efforts dans le domaine de la sous-traitance afin d’augmenter le taux d’intégration qui reste loin des objectifs tracés. 


Par Zahir R.

D’ailleurs, la ministre de l’Industrie et des Mines, Djamila Tamazirt vient de leur fixer un nouveau taux d’intégration (plus de 15%). Mme Tamazirt a estimé que «l’augmentation du taux d’intégration par les opérateurs de cette filière qui sont tous à leur troisième année de production permet l’émergence d’un tissu industriel de PME, de développer cette activité et de s’orienter vers l’exportation». 

Toutefois, la concrétisation de cet objectif sur le terrain reste plus au moins «difficile», vu les contraintes et difficultés qui perdures, notamment le manque de savoir-faire (main d’œuvre qualifiée) et les sous-traitants spécialisés dans ce créneau qui nécessite une technicité de pointe.

Lors des premières journées techniques sur la sous-traitance des véhicules tenues en mars 2018, des opérateurs activant dans ce domaine avaient énumérés une série de contraintes qui n’encouragent pas l’émergence et le développement de cette activité en Algérie. Outre la rareté de sociétés spécialisées, les investisseurs se plaignent du problème de l’homologation de la pièce fabriquée localement.

Pour le constructeur algérien d’une marque asiatique, le problème de l’activité automobile en Algérie ne résidait pas dans le montage d’une usine, mais dans son homologation. Il avait affirmé que l’augmentation du taux d’intégration dans notre pays est tributaire  de l’homologation de la pièce qui sera fabriquée en Algérie.

Selon notre source, les marques automobiles n’accepteront pas d’intégrer des pièces non homologuées. «Cette opération prend beaucoup de temps et varie entre 6 à 12 mois. C’est à la société-mère d’établir un audit de l’usine qui sera implantée ici chez nous, de voir de près les capacités et technicités des travailleurs et également leur formation», avait-il souligné. Dans ce cadre, il est à rappeler que des sociétés algériennes de la sous-traitance déjà en activité se plaignent de ce problème. Ils n’arrivent pas à décrocher des contrats avec les marques automobiles ayant implantées des usines dans notre pays. «Ce n’est pas normal que des sociétés de montage continuent d’importer le même type de produits qu’il fabrique depuis plusieurs années à des prix compétitifs et en quantité suffisante», avaient-ils déplorés. 

Par ailleurs, les investisseurs étrangers qui défendent les intérêts de leur pays respectifs, ignorent la production locale qui reste, selon eux, loin des standards mondiaux. C’est pour cela, qu’ils « préfèrent » l’importation directe des intrants de leurs équipementiers installés notamment dans le vieux continent et en Asie. Aux conditions actuelles, parvenir à convaincre ces équipementiers à s’installer en Algérie est pratiquement «impossible» pour la simple raison que la production nationale est toujours «minime» et ne serait pas «rentable» économiquement. 

A travers la dernière décision du gouvernement, à savoir la limitation  des importations SKD/CKD, les marques d’automobiles installées déjà en Algérie devraient changer de stratégies, tout en renforçant leurs investissements dans la sous-traitance et participer à la naissance d’une «véritable» industrie dans notre pays. 

LCA

Le Quotidien Algérien de l’économie et des Finances

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