Des industriels réclament une trêve fiscale
08 Sep 2019
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Suite aux ralentissements de l’activité économique

Des industriels réclament une trêve fiscale

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La crise politique que traverse le pays a impacté négativement l’économie nationale. Les industriels et les chefs d’entreprise ont vu leur chiffre d’affaires reculer faute d’un plan de charges et devant la hausse des prix de la matière première, dont sa globalité est importée à des coûts élevés. Devant la multiplication des charges (salaires, impôts et autres), ces entreprises  rencontrent des difficultés dans leurs paiements.


Par Zahir R. 

Le président de la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA), Abdelwahab Ziani, a fait savoir, dans ce cadre, que l’entreprise nationale subit un manque à gagner de plus de 80% sur le marché, d’où la nécessité d’appliquer une trêve fiscale et parafiscale. Il a estimé qu’il est impossible aux entreprises opérant, notamment, dans les domaines de l’industrie agroalimentaire et du bâtiment (BTPH) de faire face à cette désastreuse situation.

  1. Ziani, qui s’est exprimé en marge de l’AG de l’Association générale des entrepreneurs algériens (AGCA), a précisé que «les entreprises qui ont gelé leurs activités il y a trois mois ne peuvent plus continuer à payer les fiscalités et les intérêts bancaires». Selon nos sources, plusieurs entreprises, en particulier celles ayant bénéficié d’un crédit bancaire non encore remboursé, recourent aux procédures informelles dans leurs transactions commerciales afin d’échapper aux services des impôts et des banquiers. A titre d’exemple, le versement des paies s’effectue désormais en espace. Le recours à ce genre d’opération s’explique  notamment par la crainte de voir leur compte bancaire gelé. Il est à noter que la justice algérienne est sur le point d’enquêter sur plusieurs affaires de corruption. D’ailleurs, des chefs d’entreprise sont incarcérés depuis des mois à la prison d’El Harrach car poursuivis pour divers motifs (corruption, transferts illicite de devises, surfacturation…).

Par ailleurs, en réponse à une question relative à l’activité des entreprises durant cette année, le président de la CIPA a indiqué que «2019 est une année blanche pour le secteur des industries agroalimentaire, pharmaceutique  et agricole». A l’appui, les chiffres de l’agence internationale de notation financière Fitch Solutions. Le taux de croissance devrait se situer aux alentours de 1,7%, en 2019. Une prévision qui reste faible par rapport à la perspective de 2018 qui était de 2,5%. L’agence a souligné dans son rapport que, «sur fond de crise politique, l’Algérie ne réalisera qu’une croissance minime de 2%, sachant que le gouvernement avait fixé cette perspective à 2,3% au minimum avant les évènements du 22 février».  L’agence a prédit également que «les perspectives économiques de l'Algérie resteront médiocres au cours des prochains trimestres, la croissance du PIB réel ne devant augmenter que de 1,5% en 2019 et de 2% en 2020». Il est indiqué aussi que «la faible croissance des prix mondiaux de l'énergie et la capacité de production de pétrole en difficulté de l'Algérie constitueront également un obstacle majeur aux recettes publiques et à une croissance plus importante du PIB».

Les professionnels, les experts, les acteurs économiques et les universitaires devraient se réunir davantage autour d’une table pour mettre en place une stratégie fiable qui permettra, entre autres, le développement de notre économie et de sortir progressivement de cette crise.  

LCA

Le Quotidien Algérien de l’économie et des Finances

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