Une conjoncture en faveur des pays exportateurs de pétrole
17 Sep 2019
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Les prix du brut enregistrent de nouveaux bonds historiques

Une conjoncture en faveur des pays exportateurs de pétrole

Par:  Abdelkader Mechdal
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Encore une fois, le marché pétrolier réagit à des éléments externes pour ajuster les prix, ce qui démontre que la seule issue pour faire augmenter les cours sur les marchés est en relation avec des événements majeurs, loin de toute influence des pays producteurs, pour dire la fragilité des économies dépendantes des ventes en hydrocarbures.


Par Abdelkader Mechdal, économiste              

Les marchés ont enregistré lundi dernier une envolée exceptionnelle des prix du pétrole suite à l’arrêt de la production de la moitié des capacités de l’un des plus grands producteurs dans le monde qu’est l’Arabie saoudite. Le champ géant de la compagnie saoudienne Aramco, qui a été touché par une attaque rebelle depuis le Yémen, produisant 50% du total des exportations saoudiennes, a poussé à craindre un manque d’approvisionnement des marchés, qui pourrait s’étaler sur plusieurs semaines. La quantité concernée est de l’ordre de 5 millions de barils/jour, une quantité difficilement compensable par les autres pays producteurs vu qu’ils ne disposent pas de capacités non exploitées pour émettre des quantités supplémentaires sur les marchés.

Ce manque de garanties d’approvisionnement immédiat a fait craindre une rupture des stocks, ce qui a emmené les opérations d’achat à s’activer dans le but de constituer des réserves permettant de faire face à la consommation au niveau des pays importateurs. Le bond des prix enregistré lundi dernier, évalué à 20%, est considéré comme le plus important depuis la première guerre du Golfe, ce qui donne un indicateur effrayant sur les marchés et pousse ainsi à une panique générale chez les traders, alimentant la tendance haussière des cours du brut. Ce qui accentue le problème, c’est que le manque d’approvisionnement des marchés s’étend aux produits associés et dérivés dans un développement peu attendu pendant la période d’abondance que connaît le marché pétrolier.

Cette évolution des prix va certainement permettre aux pays exportateurs de bénéficier de rentrées supplémentaires de la vente de pétrole et de gaz, mais les plus dynamiques d’entre eux vont profiter de la conjoncture caractérisée par l’envol des cours. Pour l’Algérie, il est clair que l’augmentation de ses revenus va être très limitée vu que le pays n’arrive toujours pas à retrouver ses capacités de production de l’ordre de 1,1 million de barils/jour et demeure dans une situation de sous-exploitation de ses champs pétroliers dans une quantité d’environ 900.000 barils/jour. 

Le manque à produire que connaît la compagnie pétrolière Sonatrach est une résultante de la situation de désinvestissement qu’elle enregistre depuis des années passées en relation avec la perturbation qu’elle a vécue dans sa sphère dirigeante, ce qui fait que les programmes d’entretien des installations ont été touchés, réduisant ainsi les capacités réelles de production et, de là, les capacités d’exportation de l’Algérie, limitant ainsi les possibilités d’une intervention plus agressive sur les marchés.

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