L’Algérie affiche le besoin de s’associer de nouveau avec les compagnies internationales
27 Sep 2019
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En manque de capacités pour développer ses ressources énergétiques

L’Algérie affiche le besoin de s’associer de nouveau avec les compagnies internationales

Par:  Abdelkader Mechdal
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Plusieurs alternatives sont étudiées en Algérie pour faire face au besoin de développer les ressources énergétiques dans le souci de couvrir la demande interne et diminue, ainsi, la pression exercée sur la production actuelle, qui n’arrive à assurer les quantités à destiner à l’exportation que difficilement, ce qui met les pouvoirs publics devant la responsabilité de diversifier l’offre, sans laquelle le pays aura à affronter des difficultés énormes dans un proche avenir.


Par Abdelkader Mechdal, économiste

Les opportunités que les pouvoirs publics veulent saisir ne sont autres que de revoir leur copie en matière de coopération internationale en redynamisant leurs contacts d’affaires avec certaines sociétés réputées pour leur capacité technique dans l’exploitation des sources d’énergie et, de là, les intéresser par le biais d’une nouvelle législation assouplissant l’accès au marché algérien et permettant plus d’attractivité en relation avec ce qui est proposé par les pays concurrents. 

Dans ce cadre, il y a lieu de rappeler l’alliance importante qu’a pu développer la compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach, avec ses partenaires américains, à l’instar de la société Chevron avec laquelle elle vient de renouveler l’intérêt de développer les capacités de la production minière, et le renforcement des relations dans le domaine de l’énergie conventionnelle et non conventionnel, surtout que la partie américaine possède un savoir-faire dans le domaine du schiste, qui reste une option que les autorités algériennes veulent exploiter comme source alternative.

En fait, ces discussions viennent comme une tentative pour dépasser la situation embarrassante qu’a connue l’Algérie après que la société américaine s’était désistée au profit de la française Total dans le rachat des parts de l’autre américaine Anadarko dans des projets cédés à l’international, dont ceux en Algérie. Ce qui a provoqué un tollé considérant que la nouvelle position de Total allait lui permettre de contrôler des proportions sensibles de la production nationale en hydrocarbures, ce qui mène les Américains à renouveler leur intérêt pour investir dans les champs algériens.

Ce qui intéresse la compagnie nationale Sonatrach c’est de créer une joint-venture avec Chevron, ce qui permettrait l’intervention en commun sur des champs algériens, y compris dans le domaine minier, dans un objectif de partage de production et de transfert technologique, ce qui est en soi une solution pour booster la production nationale, en partenariat avec les détenteurs de savoir-faire, qui sont des plus dynamiques à travers le monde.

Cette solution reste ultime dans le sens où la compagnie algérienne ne peut pas faire face au besoin du pays pour renouveler ses capacités de production, faute de moyens techniques et humains nécessaires pour développer les ressources énergétiques dont le pays a un besoin vital comme source d’approvisionnement interne, et préserver une certaine présence sur les marchés mondiaux des produits énergétiques. 

Dernière modification le vendredi, 27 septembre 2019 22:11

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