Le commerce extérieur de l’Algérie toujours prospère avec l’Europe
06 Oct 2019
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L’Asie et l’Afrique ont enregistré des augmentations en volume

Le commerce extérieur de l’Algérie toujours prospère avec l’Europe

Par:  Abdelkader Mechdal
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La structure des échanges commerciaux de l’Algérie avec le reste du monde démontre d’une situation de déséquilibre qui fait que l’Union européenne garde la tête des régions en volume d’échange, soit en importation ou en exportation, ce qui fait que les intérêts du pays ont été tissés de manière donnant la primauté à la proximité avec le géant européen, avec qui des liens stratégiques ont été préservés, à tort ou à raison, quand on essaie de penser en termes opportunités envers les autres régions et pays du monde.

Cette structure ne sort pas de la dominance classique des relations commerciales avec les pays européens, venant toujours en tête de classement avec un niveau d’échange avoisinant les 60% selon les statistiques révélées par les services des Douanes pour la période allant de janvier à fin juillet de l’année en cours, suivis par les Asiatiques qui démontrent d’une dynamique extraordinaire à pénétrer le marché algérien, pour que les Amériques viennent en troisième position avec des liens particuliers surtout avec les Etats-Unis tandis que l’Afrique et l’Océanie suivent avec des niveaux qu’on peut qualifier de faibles, mais qui ont cette possibilité de se développer avec les intérêts grandissants de l’Algérie de vouloir diversifier les marchés au profit de ses produits et opérateurs.

Pour ce qui est de cette dépendance au continent européen, il est clair que l’Algérie, qui vend essentiellement du pétrole brut et du gaz naturel, trouve dans la proximité des pays européens, son intérêt absolu dans une zone très disputée pour s’arracher des parts de marchés, chose qui a été exploitée par les Algériens dans le sens où des contrats de long terme lient leur pays à ces Etats, ce qui permet une valorisation des projets dans le domaine des hydrocarbures. Des pays comme l’Espagne, la France et l’Italie, sont considérés parmi les plus grands clients de l’Algérie à l’export, pourtant de nouveaux concurrents sont arrivés sur le marché européen et ont constitué un élément de danger pour le pays quant à la préservation de sa part de marché. 

En ce qui concerne les importations, l’Algérie achète plus des pays européens, mais là l’inconvénient est que le pays perçoit ses revenus à l’exportation des hydrocarbures en la monnaie référentielle qui est le dollar américain, tandis qu’à l’importation des pays européens, le paiement se fait en euro, ce qui crée le problème de la convertibilité entre les deux grandes monnaies, ce qui fait perdre à l’Algérie un pouvoir d’achat certain, et qui ne peut être comblé que de passer vers des marchés de la zone dollar, c’est-à-dire les marchés asiatiques. A partir de là, on peut imaginer l’importance que de développer les relations commerciales avec l’Asie, surtout qu’elle constitue une excellente alternative au marché européen, de par la qualité de ses produits qui est similaire aux produits européens, si elle n’est pas meilleure pour certains produits, et puis les prix pratiqués qui sont très compétitifs. 

D’une autre part, il faut remarquer que pour le volume global des échanges commerciaux qui a atteint les 47 milliards de dollars pendant les sept mois de l’année 2019, deux zones seulement ont vu les chiffres augmenter, il s’agit de l’Asie et de l’Afrique. La tendance, surtout pour le continent africain, témoigne de cette volonté de tisser de nouveaux liens de proximité avec l’Afrique ce qui pourrait trouver en la zone de libre-échange, un appui pour garantir de nouveaux débouchés aux produits algériens, dans le cadre de la diversification de l’économie et des exportations hors hydrocarbures.

Abdelkader Mechdal

Economiste

       

Dernière modification le dimanche, 06 octobre 2019 21:18

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