Conditions pour réussir la rentabilisation du financement des projets publics
07 Oct 2019
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Le recours de nouveau à l’endettement extérieur prévu en 2020

Conditions pour réussir la rentabilisation du financement des projets publics

Par:  Abdelkader Mechdal
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Le premier pas du recours à l’endettement extérieur sera franchi l’année prochaine 2020, et ce, après que les pouvoirs publics ont pris un engagement d’arrêter toute création monétaire selon la formule du financement non conventionnel, qui s’est avérée abusive en faisant un saut sur les prérogatives de la Banque d’Algérie, mais tout en bénéficiant du matelas en dinars qui en a résulté, puisque les ressources de financement interne restent en deçà des besoins réels de l’économie.


Par Abdelkader Mechdal, Economiste

Trois principales observations à mettre pour le recours par les autorités publiques de nouveau à ce genre d’endettement. La première, c’est que les autorités sont confrontées sans l’exprimer clairement, à la durabilité dans le temps du manque des ressources de financement publiques, et ce, malgré la masse monétaire engendrée par la création monétaire commandée par l’exécutif auprès de la Banque centrale. La preuve, c’est que ces autorités qui ont renoncé à ce genre de financement n’ont pas fait autant avec l’utilisation de l’argent imprimé estimé à 6556.2 milliards de dinars, et là, elles ne font que rechercher de nouvelles formules de substitution et acceptables du point de vue économique, ce qui les a menés à passer à une formule à risque maîtrisé si les projets publics qui vont en bénéficier auront la possibilité effective de créer de la plus-value, c’est-à-dire qu’ils soient rentables.

La seconde observation, c’est que le recours à l’endettement extérieur sera limité dans cette démarche à certaines institutions spécialisées dans le financement des investissements, ce qui veut dire que le genre de crédits à contracter est de nature de long terme. Ces crédits ont la particularité de proposer des taux d’intérêts faibles, et donnent aux pays bénéficiaires la possibilité de rentabiliser sans grande contrainte les projets à financer, reste que le choix de ces derniers est en liaison avec le mode de gouvernance observé par les Etats concernés. Dans le cas de l’Algérie, les autorités publiques ont cultivé cette habitude de ne pas rechercher de rentabilité à travers les financements publics, en se référant à la couverture des surcoûts aux rentrées de l’exportation des hydrocarbures, chose qui n’est pas possible dans la conjoncture actuelle que connaît l’économie nationale.

La troisième observation à mettre pour ce genre d’endettement, c’est qu’il doit être orienté vers la formule connue sous l’appellation Project-finance, qui veut dire que l’exclusivité du financement doit toucher les projets à rentabilité garantie par le projet lui-même, ce qui nous amène à croire que seules des entreprises comme la Sonatrach, la Sonelgaz ou autres de même puissance de création de plus-value, auront la possibilité d’en bénéficier. Sinon, pour les autres projets publics, leur rentabilisation financière doit passer impérativement par un financement mixte dans le cadre du partenariat public-privé, ce qui constituerait la garantie d’un meilleur résultat financier des projets choisis pour être financés par un recours à ce genre d’endettement extérieur.

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