Le secteur va-t-il réussir sa mue ?
08 Oct 2019
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Ouverture du salon international de l’agriculture et de l’élevage

Le secteur va-t-il réussir sa mue ?

Par:  Réda Hadi
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Le salon de l’agriculture et de l’élevage, qui s’est ouvert hier à la Safex, est porteur d’espoir et de renouvellement. Ce salon a été ouvert avec beaucoup d’espoir et d’optimisme par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, après les récents records de production céréalière qui renforce la politique actuelle de la sécurité alimentaire. Si ce salon ouvre beaucoup d’espoir, des problèmes restent néanmoins à régler. 


Par Réda Hadi

Il s’agit principalement de la productivité, de la formation et d’équilibre, entre la demande et l’offre. En effet, l’agriculture pour beaucoup de participants doit avant tout se libérer du joug des spéculateurs, renforcer sa résilience face à un marché mondialisé qui exige énormément, et impose des règles auxquelles nous ne sommes pas habitués, entre autres.

L’espoir que suscite l’agriculture pour une plus grande sécurité alimentaire est renforcé par la présence de pas moins de 23 pays, représentant autant de potentiels d’expérience et d’échanges à exploiter.

L’agriculture a en ce moment le vent en poupe, mais cela ne doit pas nous faire oublier les problèmes récurrents, auxquels il fait face. En effet, des exposants ont soulevé le problème de productivité et d’adaptation aux normes internationales. En sus de cela, l’industrie agroalimentaire veut s’assurer de la continuité de ses livraisons pour pérenniser ses activités grandissantes.

Selon le gérant d’une entreprise agroalimentaire basée à Sétif, l’essor de l’industrie agroalimentaire reste tributaire des échéances des livraisons. Des échéances difficiles à respecter, et ce, d’autant plus que son entreprise ne peut être rentable qu’avec un approvisionnement en continu au stock zéro. Or nos agriculteurs sont loin de maîtriser cette technique. Ce qui pénalise énormément les programmes de production.

Un exposant, qui exploite une surface arable de près de 50 hectares dans l’Oranie soutient quant à lui que les procédures d’exportation sont non seulement difficiles mais surtout lentes. La bureaucratie étant une affirmation dans nos démarches. Si dans son ensemble, ce secteur affiche de bonnes performances, il n’en demeure pas moins que le consommateur algérien continue de se plaindre de la cherté des produits agricoles. Dans les marchés, les prix des produits maraîchers et autres frisent l’indécence.

Les bonnes performances ne sont pas répercutées sur les prix. 

Un autre exposant de la région d’El-Oued a marqué ses inquiétudes. Celui-ci affirme que les standards d’exportation ne correspondent pas à notre manière de procéder.

Assurément, nous sommes loin de pouvoir différencier les différents calibres des produits, et notre organisation sur le terrain reste tout de même rudimentaire, et peu élaborée.

En dépit donc des bons augures qui ont présagé sur ce secteur, celui-ci est à la croisée des chemins.

Son adaptation aux normes internationales, l’acquisition d’un savoir-faire moderne et plus technique est une obligation, pour mieux s’accommoder à l’environnement économique mondial et espérer se faire une place dans cet échiquier. Du travail reste à faire, et l’exécuter dans les normes devrait être la règle à observer. Les assureurs, qui étaient présents aussi, déplorent le manque de culture de nos agriculteurs à se faire assurer, avec tous les avantages que cela implique. L’idée de l’Etat providence est encore trop ancrée dans leurs esprits. Reste que ce rendez-vous demeure un moment propice pour tisser des alliances, s’informer et nouer des partenariats. Le Sipsa accueille pas moins de 450 exposants dont 180 étrangers représentant 23 pays en plus de 25 000 visiteurs professionnels de 45 pays, qui sont attendus. «Cet évènement survient dans un contexte économique certes difficile, mais qui montre quand même que l’agriculture reste un secteur attractif pour les investisseurs, ouvert sur le Maghreb et l’Afrique et se positionne comme un salon leader dans les relations du secteur agricole Sud-Sud. Cette année, le salon a choisi pour partenaire Djazaïr-Export et survient après la conférence de la ZLECAf », indiquent les organisateurs.

Dernière modification le mardi, 08 octobre 2019 21:31

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