L’Afrique en besoin de se garantir un développement durable
08 Oct 2019
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Avec la constitution de son marché commun

L’Afrique en besoin de se garantir un développement durable

Par:  Abdelkader Mechdal
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Les chiffres exposés concernant les potentialités africaines en matière de commerce interafricain sont énormes et constituent en fait une situation paradoxale, puisque les liens d’échanges entre les pays africains sont loin de pouvoir exploiter les opportunités que recèle le marché continental, qui fait le bonheur des sociétés multinationales en exclusivité. 


Par Abdelkader Mechdal, économiste 

Le retournement de la situation aura besoin d’un travail de longue haleine, et un développement des possibilités d’affaires dans le sens de multiplier les liens entre les opérateurs résidents en Afrique.

A peine 450 milliards de dollars US sont réalisés en chiffre d’affaires des échanges interafricains en un an, ce qui ne dépasse pas les 15% de l’ensemble de la valeur du commerce extérieur du continent, en enregistrant une préférence pour le reste du monde avec un volume avoisinant les 2 550 milliards de dollars US. Cette situation donne tout le droit aux pays africains de songer à une autre manière de faire, en essayant de faire valoir leurs capacités de commerce commun, dans l’ultime but qui est de réaliser des profits et des rentrées permettant une meilleure prise en charge des besoins de financement du développement des pays africains.

La conférence nationale, qui a eu comme thème la Zone africaine de libre-échange, a fait en sorte d’intéresser les opérateurs algériens pour une meilleure adhésion au grand projet d’ouverture des frontières entre les pays africains, qui constituerait en soi une opportunité unique pour développer non seulement le commerce, mais aussi l’investissement. Dans un contexte où la population africaine atteint 1,2 milliard d’habitants, avec un taux moyen de croissance démographique de 2% par an, et des capacités de croissance économique arrivant à plus de 6% dans certaines zones des plus dynamiques, en plus d’un produit intérieur brut dépassant les 2 500 milliards de dollars US, le continent offre des moyens énormes pour le développement de ses pays, et d’essayer de rattraper le retard en comparaison avec ce qui se passe dans d’autres Zones de libre-échange à travers le monde.

Mais, pour concrétiser plus de projets en commun, l’Afrique constituera avec son marché de 3 000 milliards de dollars US, ouvert et éliminant la taxation sur les produits à origine africaine, un élément d’attractivité unique au monde, ce qui encouragerait la concrétisation de projets industriels sur le sol africain en association avec les partenaires étrangers, ce qui donnerait cette chance de voir un flux d’investissement plus important vers les pays africains, dans le cadre de la délocalisation des industries mondiales. Mais là, il faut insister sur le fait que ce grand marché aura besoin d’une réglementation encourageant la réception d’industries respectant l’environnement, pour que le continent ne soit pas le lieu où on se débarrasse des industries polluantes, dans une démarche favorisant le développement durable, surtout que les grandes puissances économiques mondiales se bousculent pour l’exploitation des matières premières de l’Afrique et de bénéficier d’un commerce très rentable dans le continent.

 

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