L’Algérie face au défi de la diversification
09 Oct 2019
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Accords de libre-échange

L’Algérie face au défi de la diversification

Par:  Abdelkader Mechdal
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On sait bien que la levée de la règle 51/49, pour ce qui est de la réalisation des investissements étrangers, ne suffira pas à elle seule pour encourager ces derniers, sinon pourquoi ne se sont-ils pas bousculés pour concrétiser des projets en Algérie, avant l’instauration de cette règle ? Tout simplement, tout un environnement interne et externe a persuadé auparavant les investisseurs étrangers pour ne pas s’engager dans un marché en mal d’attractivité et de possibilités d’expansion.


Par Abdelkader Mechdal, économiste

Pourtant, pour mieux se positionner dans le cadre des accords de libre-échange, soit avec l’Union européenne ou l’Union africaine, qui rentreront en vigueur dès l’année prochaine 2020, l’Algérie est dans l’obligation de faire face à la concurrence imposée par les pays partenaires, si elle veut garantir une part de marché à ses entreprises, et une possibilité d’un développement durable pour son économie. Dans ce cadre, il est évident aussi que les pouvoirs publics doivent assainir tout un environnement hostile à l’investissement et au commerce pratiqués selon des règles universelles, tant que les intervenants sur le marché algérien ne profitent pas des mêmes conditions de travail, qui sont favorables à des parties ne respectant pas souvent les règles du jeu, en s’adonnant à des pratiques de marché parallèle.

Pour ce qui est de la partie européenne, il semble que l’accord a mis l’Algérie en défi puisqu’elle devait passer par plusieurs étapes dans sa concrétisation depuis sa signature en 2005, en appliquant un démantèlement tarifaire sur les échanges commerciaux entre les deux parties, chose qui a donné une position favorite aux entreprises européennes, ayant plus de moyens d’adaptation avec les besoins du marché algérien, que celles de la partie algérienne qui n’ont pas pu bénéficier des avantages de l’accord. Un autre problème rencontré est en relation avec la faible capacité d’absorption des aides européennes qui devaient accompagner les PME algériennes dans leur mise à niveau, ce qui a limité toute chance à la partie algérienne pour mieux exploiter l’ouverture du marché européen.

En ce qui concerne la libre circulation des capitaux et des personnes, la partie algérienne devait améliorer le climat des affaires envers les investissements en général et européens en particulier, sans réussir de convaincre tant que la bureaucratie a pris le dessus éliminant ainsi toute délocalisation industrielle, ou transfert technologique. Alors que les aléas sécuritaires n’ont laissé aucune chance d’aller vers l’ouverture des frontières au profit des Algériens. En tout cas, des contraintes similaires vont être enregistrées dans le cas de l’accord avec l’Union africaine, là aussi la dynamique des entreprises algériennes c’est elle seule qui va conditionner la possibilité de la concrétisation des projets bénéfiques pour la partie algérienne, ce qui met encore une fois les autorités publiques devant le défi de maintenir un niveau conséquent de pénétration du promettant marché africain.

Dernière modification le mercredi, 09 octobre 2019 22:02

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