Rien ne va plus dans le bâtiment
09 Oct 2019
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1 360 entreprises fermées, suppression de 270 000 emplois  

Rien ne va plus dans le bâtiment

Par:  Zahir R
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Rien ne va plus dans le secteur du bâtiment. Tous les indicateurs sont au rouge. Pas moins de 1 360 entreprises de réalisation ont été contraintes de cesser leur activité. Faute d’absence de plan de charges. Le gouvernement est appelé à intervenir dans les brefs délais afin de sauver un secteur stratégique qui offre plus de 1,3 million d’emplois. 

Par Zahir R.

Selon le président de l’Association générale des entrepreneurs algériens (Agea), Mouloud Khaloufi, presque la totalité des entreprises de réalisation du bâtiment ayant jusque-là existé grâce à la commande publique, se trouvent désormais asphyxiées financièrement. Et d’abonder: «Même les fabricants de matériaux de construction ont été également sévèrement touchés par cette crise. D’ailleurs, 80% de ces producteurs sont à l’arrêt !».

Après avoir précisé que la crise dans le bâtiment ne date pas d’aujourd’hui (début du Hirak), mais bel et bien depuis 2016,  M. Khaloufi a indiqué que «les entreprises attendent avec impatience le déblocage de la situation, à travers le lancement de mégaprojets par le gouvernement». Le président de l’Agea qui s’exprimait sur les ondes de la Radio nationale « Chaîne III» a indiqué, en outre, que l’instabilité politique a accentué la crise dans le secteur du bâtiment. «La plupart des chefs d’entreprise ont perdu confiance de ce gouvernement qui n’a pas de légitimité. Ils ont préféré la fermeture que de participer aux petits appels d’offres lancés récemment par crainte de ne pas être payés à la réception du projet», a-t-il martelé. Pour lui, la solution réside dans l’organisation d’une élection présidentielle dans les délais fixés. « On a besoin d’un président de la République et d’un gouvernement légitime afin de débloquer la situation et préserver les emplois, en nombre de 1 300 000. Depuis le début de l’année en cours, 270 000 emplois directs ont été supprimés. Si on veut sauver ce secteur, le gouvernement doit lancer les grands projets, tout en privilégiant le made in bladi», a-t-il suggéré. Devant les difficultés financières que traverse le pays, le président de l’Agea a également préconisé le lancement des projets dans le cadre du partenariat public-privé (PPP). Le même responsable a, dans ce cadre, défendu l’entreprise algérienne, en affirmant qu’elle est capable de réaliser de grands programmes de logements. A l’époque du gouvernement de Mokdad Sifi, rappelle-t-il, les entreprises algériennes ont pu réaliser des programmes de 50 000 logements/an.

 «Avec les moyens et le savoir-faire qu’on dispose maintenant, on peut répondre à toute demande formulée par le gouvernement», a répondu M. Khaloufi aux détracteurs de l’entreprise locale. Il a, par ailleurs, qualifié les short lists dans le choix d’entreprises pour la réalisation de projets d’habitat, de «corruption». Concernant la qualité de logements, le même responsable a imputé la situation à l’administration qui élabore les cahiers de charges. « Même nous, les entrepreneurs, nous ne sommes pas contents de ce que nous avons réalisé !», a-t-il reconnu.

M Khaloufi tient à souligner que l’Agea «a suggéré 14 propositions afin de faire face à cette crise au gouvernement qui n’a pas encore réagi».

L’Association propose, en effet, «l’annulation de la short list des entreprises accédant aux projets par le biais de la formule de gré à gré, la dépénalisation fiscale et parafiscale des entreprises du BTPH, la révision du cahier des charges régissant le secteur, l’encouragement de la promotion immobilière, l’attribution des missions de conception et de suivi aux bureaux d’études algériens, ainsi que la création de zones d’activités dédiées exclusivement au secteur du BTPH.

Dernière modification le mercredi, 09 octobre 2019 22:20

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