Sortie de crise politique en Algérie

Les partis politiques en rangs dispersés

Par:  Slimane Naila
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La journée de samedi a été l’occasion  pour des partis politique d’essayer de faire des propositions en vue de sortir de la crise politique qui secoue le pays. Ainsi donc, le parti Ennahda a plaidé pour le choix d’une personnalité nationale en vue de gérer la période à venir et mener un dialogue avec les représentants du Hirak populaire, les partis politiques et la société civile.


Le parti précise que le choix de cette personnalité nationale doit être proposé par le haut conseil de sécurité, celle-ci aura pour charge la gestion de la prochaine période après la démission de l’actuel chef de l’Etat, a indiqué le secrétaire général du parti, Benaicha. Le mouvement Ennahda estime aussi qu’il est nécessaire de la formation d’un gouvernement de compétence pour la gestion des affaires de l’Etat et la création d’une commission nationale indépendante pour l’organisation et la supervision du scrutin présidentiel, outre la révision du code électoral afin de procéder à l’élection d’un nouveau président de la République dans un délai de 6 mois au plus tard.

Le parti de AHD 54 a plaidé, à partir de la ville de Tlemcen, pour le report des élections présidentielles prévues pour le 4 juillet prochain en proposant de les repousser à une date ultérieure avant la fin de l’année en cours.

Pour Ali Fawzi Rebaine, il faut dans un premier temps réviser la Constitution puis le code électoral avant d’aller vers des élections  présidentielles, en insistant sur le départ des trois «B» comme exigé par le peuple. Le président du parti El Islah, Fillali Ghouini, a appelé pour sa part à un dialogue inclusif en vue d’élaborer une nouvelle feuille de route pour la prochaine étape garantissant la réussite du processus électoral.

  1. Ghouini a plaidé pour un dialogue associant les représentants du Hirak populaire pour asseoir une plateforme consensuelle réunissant à la fois les exigences de la constitution et les convergences politiques et mettre au point des solutions politiques dans le cadre de la constitution afin d’élaborer une nouvelle feuille de route pour la prochaine étape garantissant le processus électoral.

Le parti du FFS a essuyé une action de protestation de la part des militants et des cadres venus de plusieurs wilayas du pays pour dénoncer la politique d’exclusion menée par certains dirigeants du parti et pour exprimer le rejet de la gestion unilatérale du parti et réhabiliter l’action politique du FFS et des espaces de débat libre et démocratique, ont expliqué des membres du conseil national. La session extraordinaire dont les travaux se sont achevés en fin d’après-midi de samedi dernier a installé un comité de coordination provisoire qui a pour charge de la préparation du congrès national ordinaire du parti.

Au cours de cette rencontre, le conseil a retiré la confiance à trois membres représentant l’instance présidentielle du FFS pour mauvaise gestion et dilapidation des deniers du parti.

La classe politique tente à travers les différentes propositions de trouver une sortie à cette  crise politique sans précédent, qui a vu la naissance d’un mouvement populaire revendiquant le départ sans concession de tout le système ainsi que des trois B ; les manifestations ne démordent pas, chaque vendredi une marée humaine envahit les principales artères de la capitale. Pour le huitième vendredi, le mouvement a été infiltré par des éléments casseurs et des échauffourées ont éclaté entre les forces de l’ordre et ces personnes très mal intentionnées pour la première fois, en outre les manifestations de la journée du vendredi ont resurgir des slogans portés par des personnes acquises aux thèses  de l’ex-parti dissous. Le bilan de ces échauffourées s’est soldé par l’arrestation de 180 individus et des blessures à 83 policiers.

Slimane Naila

Dernière modification le dimanche, 14 avril 2019 21:20

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