Exportation hors hydrocarbures

Créer l’environnement juridique pour mieux exporter

Par:  Réda Hadi
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La baisse des revenus pétroliers a mis en avant la nécessité impérieuse de diversifier nos exportations. Cependant diversifier les exportations nécessite la mise en place d’un environnement favorable tant du point de vue juridique que commercial. Beaucoup d’investisseurs se plaignent en premier lieu d’un certain flou qui entoure l’acte d’exporter. Pour beaucoup d’entre eux, cela constitue un véritable frein, et ce, d’autant plus que par manque de moyens ou de culture appropriée, la produit algérien manque de visibilité à l’international.


Sur 100 exportateurs, 50 ont été classés réguliers, dont Sonatrach  Fertial, Cevital, Somiphos et Fruital. Les exportations hors hydrocarbures ne représentent que 3,47% du total de nos revenus.

Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir apporté des aménagements sur le dispositif et les mesures de soutien aux exportations hors hydrocarbures, les mesures institutionnelles, l'appui financier (Fonds spécial de promotion de l'exportation FSPE), les exonérations fiscales (TVA, IBS, TAP), les régimes douaniers et les facilitations douanières, le contrôle des changes et la réglementation bancaire, les facilités (couloir vert, priorité de passage au scanner), sans de résultats probants.

C’est l’une des conclusions à laquelle sont parvenus les participants à une journée d’étude, organisée mardi à Tamanrasset, sur les avantages fiscaux et douaniers liés aux exportations hors-hydrocarbures.

Les intervenants, représentant les services du commerce, des douanes, des impôts et du registre de commerce ainsi que des opérateurs économiques, ont évoqué les mécanismes réglementaires et les mesures incitatives douanières liées à l’exportation, préconisées par l’Etat pour la promotion des activités d’exportation hors hydrocarbures et la promotion et la diversification des ressources de l’économie nationale.

Si tous s’accordent à dire que la mise en place d’un cadre juridique plus favorable est plus que nécessaire, toutefois il faut signaler la frilosité  des banques à soutenir les investisseurs et leur lenteur dans le rapatriement des recettes engendrées à l’étranger. En effet, la promotion des exportations hors hydrocarbures passe par une mobilisation des banques pour l’accompagnement des opérateurs économiques et une simplification des procédures administratives

L’encouragement des exportations exige également l’extension et le renforcement des prérogatives des entités concernées par la promotion du commerce extérieur, ainsi que la couverture par la Cagex des risques commerciaux pour procurer davantage de confiance aux opérateurs, comme il y a la nécessité de créer un fonds de mise à niveau des compétences à l’exportation afin de financer des programmes de formation axés sur les aptitudes nécessaires à l’exportation.

Par Réda Hadi

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