Crise politique

Difficile conciliation

Par:  Slimane Naila
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Comment concilier les différentes propositions politiques de sorties de crise dans laquelle l’Algérie fait face aujourd’hui ? Comment trouver les passerelles de base qui puissent s’accorder de part et d’autre, afin de trouver un minimum de terrain d’entente et d’aller vers l’avenir ? Tout le monde s’accorde à dire aujourd’hui que la situation économique est dans la zone rouge et ne peut plus continuer ainsi sans risque de retombées très graves. Actuellement , et depuis l’éclatement du mouvement «Hirak» le 22 février dernier, qui appelle au changement radical du système, et le départ des hommes qui l’incarnent, l’opposition soutenue par l’ensemble des partis politiques considère que la loi fondamentale du pays est caduque et donc non applicable d’où d’ailleurs le boycott inédit de la conférence nationale de concertation organisée par le chef de l’Etat Bensalah en vue de trouver des propositions de sorties de crise et la position du chef de l’Etat qui est soutenu par le chef de l’état-major de l’Armée  nationale populaire qui a pris position mardi pour le respect de la Constitution ainsi que des institutions de l’Etat et de leurs représentants légitimes comme dicté par la Constitution, fermant ainsi la porte et mettant en garde le peuple de ces voix qu’il qualifie d’entêtées et acharnées qui œuvrent à entraîner le peuple vers le vide constitutionnel et le faire entrer dans la spirale de la violence et de l’anarchie.

Une véritable mise en garde du chef de l’état-major de l’Armée nationale populaire qui considère que le peuple est souverain et que l’ANP continuera à l’accompagner. Il juge nécessaire d’avertir que la solution de dialogue proposée par le chef de l’Etat ainsi que la nécessité d’aller vers des élections présidentielles est la seule voie qui  mènera le bateau Algérie vers la stabilité.

Pour Gaïd-Salah, le peuple est souverain, dans ses décisions et c’est à lui seul qu’appartient la décision de trancher lors des élections du nouveau président de la République et c’est ce nouveau président de la République élu que reviendra la responsabilité de satisfaire les revendications populaires légitimes.

Un discours qui a le mérite d’être franc et direct mais qui se heurte à l’intransigeance de l’opposition dans sa majorité  et le mouvement «Hirak» qui lui ne veut plus entendre parler du système et qui refuse toutes autres solutions, qu’ils jugent douteuses. Un dialogue de sourd s’est installé depuis maintenant deux mois enfermant chaque partie dans son entêtement.

Le mouvement populaire, qui continue à manifester dans les rues de toute l’Algérie, se fonde sur la non violence ; il exige d’être entendu et demande le changement radical du système la jeunesse qui porte ce mouvement rêvé d’une Algérie forte unie « khawa khawa», cette jeunesse le clame haut et fort, il faut savoir l’écouter.

Par Slimane Naila    

Dernière modification le mercredi, 24 avril 2019 20:57

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