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Entre les frais du Ramadhan et l’Aïd qui arrive

La folle course des Algériens

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Durant ces quinze premiers jours de Ramadhan, l’Algérien n’a pas eu le temps de souffler, partagé entre son travail déjà difficile avec ces chaleurs qui s’annoncent et la fatigue des soirées.  Pendant ce mois, tout change. Nos activités de jour, on les fait de nuit, parce que ça demande un effort physique. Les gens ont moins d’énergie. Habituellement, l’activité économique ralentit pendant cette période et les rues se vident dès le milieu de l’après-midi, pour reprendre vie une heure avant l’iftar pour les dernières courses de la journée.


Par Réda Hadi

A l’inverse, alors que tout au long de l’année, il y a peu d’activités extérieures à la nuit tombée, les Algériens sortent le soir pour aller à la mosquée, assister à des divertissements ou encore travailler (pour certains).

Pour beaucoup de pères de famille, après un jeûne de près de 16h, et la première cigarette, il faut penser aux achats de l’Aïd El Fitr.

C’est un véritable dilemme que doivent résoudre les Algériens. Comment faire face aux frais du Ramadhan et contenter la maisonnée pour les vêtements de l’Aïd.

Saïd, un quadragénaire de Bourouba (El Harrach), ne cache pas sa colère face à la cherté des produits alimentaires de la viande et bientôt des vêtements. Dans leur ensemble, les ménages se voient contraints de prioriser les dépenses, sachant que leur pouvoir d'achat est déjà affecté par la forte dévaluation du dinar.

Il faut dire surtout que l’été en Algérie, ce n’est pas uniquement les belles plages et le soleil. Le Ramadhan, l’Aïd el-Fitr, les vacances, les fêtes familiales de l’été, l’Aïd el-Adha et la rentrée scolaire, sont autant d’événements qui ne cessent de raviver la fièvre dépensière chez les ménages. D’ici à la fin de la saison estivale, les familles algériennes aux bourses moyennes subiront une véritable saignée. Il est, en ce moment, difficile à un père de famille d’assurer à ses enfants, dans le même temps, des vacances, des affaires et des vêtements pour la rentrée des classes et la fête religieuse ainsi qu’un mouton pour le sacrifice ! C’est dire que les coïncidences événementielles se bousculent réellement devant le quotidien d’un chargé de famille, lui faisant traverser une période difficile.

A la mi-Ramadhan et nonobstant les dépenses à venir, l’Algérien a déjà hypothéqué sa paie et ce cycle infernal ne cessera pas pour autant les années à venir. A mi parcours, il faut penser aux vêtements. De ce côté là, force est de constater que la flambée des prix touche quasiment tous les produits, qu’ils soient locaux ou étrangers.

A la mi-Ramadhan passée, le compte à rebours pour les familles est enclenché, donnant le signal à une course effrénée, dont le seul objectif est la recherche et l’achat de quelques habits de l’Aïd pour leur progéniture impatiente de vivre cette journée joyeuse qui se renouvelle chaque année. Et dans cette quête qui promet d’être une saignée pour les petites bourses, la seule boussole qui peut tenir la route est celle menant vers les lieux ou boutiques proposant des articles d’enfants à des prix abordables. Force également de dire que ce n’est pas du tout l’offre qui manque en matière d’articles de l’Aïd, mais bel et bien l’envolée des prix qui touche quasiment désormais tous les produits de consommation.  

Aujourd’hui, les ménages et simples fonctionnaires se débattent pour atténuer l’hémorragie financière entre les dépenses faramineuses et sans fin des courses de Ramadhan et les préparatifs de l’Aïd ; il  y a de quoi, car pour vêtir de la tête aux pieds un enfant d’une moyenne d’âge de 5-10 ans, 10 000 à 15 000 DA sont nécessaires tant les prix pratiqués pour cette catégorie de personnes dépassent allègrement l’entendement.

À en juger par le citoyen lambda, le simple pantalon «à la mode» revient à 2 000 DA ou plus, le haut est plus cher vu sa position dans le corps, et le père de famille doit débourser 3 000 DA pour une chemise ou jaquette. Les chaussures, sacs pour filles et autres robes ne sont pas en reste puisque les prix peuvent atteindre les 5 000 DA dans les boutiques de luxe. Dans ce paysage anarchique des vendeurs de la rue et commerces réguliers qui s’octroient des espaces et trottoirs supplémentaires, les «Made in China et Made in Turkey se disputent les faveurs des clients parfois pressés de se débarrasser de ce calvaire des achats afin de rentrer à la maison et savourer son f’tour calmement. Le calvaire n’est pas encore terminé


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Dernière modification le mardi, 21 mai 2019 19:11
LCA

Le Quotidien Algérien de l’économie et des Finances

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