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Développement de l’agriculture

Le sursaut peut-il venir de la diaspora ?

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Le secteur de l’agriculture même s’il enregistre quelques bons résultats, n’en demeure pas moins otage de ses lourdeurs et de ses spéculateurs. En dépit des efforts et des énormes investissements consentis dans ce secteur, nous en sommes toujours à la traine, en comparaison avec nos voisins immédiats qui ont moins de potentialités et moins de terres arables. Si une restructuration de ce secteur s’impose, celle-ci tarde à venir, à cause des pressions des lobbies, et une certaine mentalité de nos nationaux qui préfèrent le gain facile à celui de l’effort.
Par Réda Hadi
Pour redorer le blason quelque peu terni de ce secteur, le ministre de tutelle Chérif Omari a appelé les investisseurs nationaux et porteurs de projets résidant à l’étranger à contribuer à la diversification économique du pays et à sa sécurité alimentaire. Ainsi donc et comme à chaque crise, la diaspora est sollicitée pour une plus grande contribution, si ce n’est à l effort national, du moins à sa sortie de crise. L’agriculture n’a pas échappé à la règle.
«L’Etat apporte des facilitations énormes aux investisseurs, tout en les accompagnants dans le lancement des projets porteurs et à forte valeur ajoutée dans l’objectif d’encourager la création d’emplois et la diversification des exportations nationales», a déclaré M. Omari lors d’une rencontre qui l’a réuni avec une trentaine d’investisseurs algériens et porteurs de projets venus de France, des Etats-Unis et du Canada.
Cette rencontre a été l’occasion pour leur expliquer les opportunités offertes aux investisseurs et les dispositifs leur permettant d’acquérir le foncier agricole et l’espace forestier, leur assurant que le secteur de l'agriculture est ouvert à tous les investissements, notamment dans les filières de la céréaliculture et le lait.
L’objectif étant de limiter les fortes importations nationales en ces produits de base qui pèsent lourdement sur le budget de l’Etat. Certes, les opportunités existent, encore faudrait-il que les méthodes de travail auxquelles est habituée notre diaspora, correspondent aux nôtres.
Un sujet tabou que beaucoup au-delà de la sémantique pompeuse, qui est servi habituellement, soulèvent.
En effet, sans trop vouloir démériter des efforts qui sont fournis par les agriculteurs, ce secteur est tout de même celui avec le bâtiment où le manque de main-d’œuvre est chronique et où la volonté de travail est la moins apparente.
Dan ce secteur, tous les produits subissent une crise qui s’accentue à l’approche d’événements essentiels (fête religieuse etc.)
L’exemple le plus typique est celui de la pomme de terre. Les prix sont toujours élevés. Soit à cause de la pluie qui a empêché la cueillette, ou bien à cause de l’eau qui est rare.
De plus, notre diaspora dit tout haut, qu’en cas d’investissement, elle ne fera pas dans de la dentelle, et pour cela, demande un code de travail moins lourd et moins restrictif pour l’employeur.
D’ailleurs, en investissant, notre diaspora ramènera avec elle une méthode de gestion, bien différente de la nôtre, où 8 heures de travail le sont à temps plein, et les horaires de repos calculés.
Selon des sources proches de ce dossier, la diaspora algérienne ne renie pas son nationalisme et son amour du pays, mais demande des garanties autres que celles financières, telle que la fin du favoritisme et de la «tchipa» (corruption).
Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Chérif Omari, a aussi lors de cette rencontre, évoqué certaines niches agricoles susceptibles d’intéresser notre diaspora, dont le secteur forestier qui offre aux investisseurs l’opportunité d’exploiter le liège et les plantes médicinales et aromatiques. Il a également cité le créneau de la pêche notamment l’aquaculture ainsi que le domaine des énergies renouvelables.
A propos du dernier point, M. Omari a souligné le rôle des technologies innovantes dans le développement de l’agriculture, expliquant que l’optimisation des ressources hydriques pour les besoins agricoles nécessite des ressources énergétiques énormes d’où l’impératif de développer l’énergie solaire dans le sud.

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LCA

Le Quotidien Algérien de l’économie et des Finances

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