Une décision qui ne fait pas l’unanimité
04 Sep 2019
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Autorisation d'importation de collections CKD

Une décision qui ne fait pas l’unanimité

Par:  Réda Hadi
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La  décision du ministère de l'Industrie et des mines d’autoriser l’importation d’intrants de soixante-dix produits électroménagers, a suscité quelque peu l’étonnement et le mécontentement  de certains industriels qui se sont sentis « frustrés » et disent que leurs activités risquent d’être considérablement perturbées. Beaucoup d’entre eux pensent que cette décision est quelque peu précipitée, et qu’elle favorise plutôt certaines entreprises au détriment d’autres.


Par Réda  Hadi 

Selon l’APS, une prochaine décision sera bientôt prise au cas par cas, « mais sachant les lenteurs bureaucratiques qui caractérisent notre administration », ces industriels affirment « qu’entre temps leurs activités vont être éprouvées par le manque d’intrants et que cela se répercutera sur le chiffre d’affaires et leurs investissements ».

Des « inégalités » auraient été constatées, selon un des fabricants de téléphone, qui affirme avoir été « défavorisée par rapport à d’autres entreprises ayant la même activité ». La même source soutient s’être vu « refuser l’importation d’intrant pour fabriquer ses produits ». Cette  mesure jugée « discriminatoire ».

Pour M.B, un fabricant de rubans adhésifs industriels à Blida, le problème est plus complexe. Depuis déjà plus d’une année, cet industriel dit « se battre pour que lui soit octroyée l’autorisation d’importer un produit chimique, essentiels à la bonne marche de sa production ».

Certains vont jusqu’à se demander pourquoi favoriser l’électroménager au décrument des autres produits.

Selon le communiqué du ministère de l’Energie et des Mines argumente « ces refus sont dus à  une insuffisance d’intégration ou d’insertion des composants électroniques après des années d’activités. Les dossiers rejetés seront réexaminés après le complément d’informations sollicité par le comité pour une équité dans le traitement des opérateurs activant dans cette branche ». Rassurant, le ministère souligne que « l’examen des dossiers des opérateurs s’est appuyé sur le niveau de production, leur taux d’intégration nationale, ainsi que les moyens investis pour améliorer la production et le nombre d’ouvriers employés par ces usines. »

Quant aux autorisation délivrées, elles l’ont été sur la base des critères prévus par le décret exécutif  2000-74 du 2 avril 2000 qui régit cette activité, en mettant l’accent principalement sur la création de la valeur ajoutée, notamment le niveau d’intégration industrielle qui constitue « une priorité de la politique industrielle en matière de montage, vu les avantages octroyés par les pouvoirs publics dans ce domaine », précise le même communiqué.



Si l’électroménager a eu la primauté de ces autorisations, beaucoup d’autres secteurs restent dans l’expectative en attendant ce quitus.

Les autorisations délivrées ont mis en relief selon, M Djellouli, un fabricant d’agrafes, que « l’Etat n’aide pas trop les PME/PMI, et ce genre d’autorisations ne fait que renforcer le laxisme des grandes entreprises à recourir à la facilité au lieu de développer leurs produits et agir pour une plus grande intégration.

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