La bataille du ciel a commencé
07 Sep 2019
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Rapatriement des clients d’Aigle Azur

La bataille du ciel a commencé

Par:  Azzedine Belferag
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«Aigle Azur, en grande difficulté économique, se voit malheureusement dans l’obligation d’annuler tous ses vols à compter du samedi 7 septembre (hier, NDLR) inclus», a annoncé la compagnie aérienne dans un communiqué publié sur son site. Le sort de plusieurs passagers laissés en rade inquiète au plus haut niveau l’Etat français. Il s’agirait de «plusieurs milliers de passagers» qui seraient bloqués, selon le secrétaire d’Etat français aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari. Ce dernier a affirmé que «c’est plusieurs milliers de personnes qui sont bloquées aujourd’hui. On n’a pas exactement les chiffres». Ces passagers seraient bloqués «en Algérie ou au Mali». Aigle Azur a tenu à avertir ses clients que «la situation financière de la société ne permet pas d'espérer un dédommagement rapide, les procédures devront être engagées par les organes de la procédure à cet effet. Vous devrez toutefois faire valoir vos droits et créances auprès des mandataires judiciaires».

Par Azzedine Belferag

Cette situation, qui pénalise les passagers de retour de vacances et devant, pour la plupart d’entre eux, rejoindre leur poste de travail, a suscité la convoitise des autres compagnies aériennes qui se sont précipitées pour postuler à cette opération de «ramassage». Une «bataille du ciel» féroce s’est déclarée entre  quatre compagnies aériennes pour s’assurer le rapatriement des passagers bloqués depuis hier samedi à la suite de l’annulation des vols par Aigle Azur. Il s’agit de la compagnie française Air France qui espère, avec l’aide de sa diplomatie, décrocher ce «jackpot», suivie par Transavia France, qui, elle, propose des tarifs spéciaux Paris-Porto à 100 euros,  Paris-Beyrouth à 240 euros et Lyon-Alger à 80 euros. L’espagnol Vueling Airlines S.A. s’est elle aussi mise de la partie puisque connue pour ses prix bas, suivie, ensuite, par ASL Airlines et Air Algérie. Le pavillon national s’est engagé à son tour dans la course et tente de décrocher ce contrat en proposant une réduction de 20 % sur les prix. Cependant, tout semble indiquer que la compagnie espagnole Vueling Airlines S.A. est la mieux placée grâce à ses prix imbattables (80 euros) pour assurer le rapatriement des voyageurs en dépit du forcing qu’Air France entend exercer. L’ex-directeur général d’Aigle Azur, Philippe Bohn, s’expliquant sur les ondes de RTL soutient que «cette situation n'aurait jamais dû arriver», expliquant cela par le fait d’avoir réduit les dessertes de et vers l’Algérie pour aller vers d’autres destinations. «Je crois à l'entreprise parce que, très schématiquement, Aigle Azur a des forces et des faiblesses, bien sûr. L'une de ses forces c'est qu'elle a, comme vous le savez, une longue tradition de route sur l'Algérie. (…) Et c'est ce qui a fait sa solidité ; c’est là où elle gagnait de l'argent, c'est là où elle avait ses marges», a-t-il indiqué. Une autre bataille qui se livrera les jours à venir, celle du ou des futurs repreneurs. L’énorme potentiel dont dispose cette compagnie jouera sûrement en sa faveur si, comme l’avait expliqué l’ex-patron d’Aigle Azur, les futurs propriétaires venaient à renforcer les dessertes traditionnelles, c'est-à-dire de et vers l’Algérie.  

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